Deux mois de campagne avec Bruno Ficheux (5/5) : appelez-le Monsieur le conseiller départemental

On y est presque. Dans notre dernier volet, Bruno Ficheux sortait en tête au premier tour des départementales. Pour le second tour, alors qu’il est sûr d’être élu conseiller départemental, l’enjeu est ailleurs. Fin de notre très grand format.

Textes et photos : Nicolas Montard

Jeudi 26 mars, 12h45, Renescure : Monsieur le candidat déjeune avec l’équipe de « tracteurs »

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Retour sur le terrain. Enfin, à la Table de Romain, un cosy restaurant de Renescure à l’autre bout du canton d’Hazebrouck. C’est ici que Bruno Ficheux a souhaité venir saluer son équipe de « tracteurs », des bénévoles venus d’Estaires abreuvant les boîtes aux lettres du secteur tout au long de la journée. Autour de la table, parmi ces invisibles indispensables à toute campagne électorale, il y a des sympathisants, des ex-adjoints au maire, des membres de l’équipe actuelle aussi qui ne se ménagent pas depuis deux mois pour mener leur maire sur les bancs de l’hémicycle nordiste. Ça risque d’ailleurs de manquer à certains d’entre eux, souligne sérieusement l’un des tracteurs. « Ne t’inquiète pas, je te donnerai du boulot, s’amuse un Bruno Ficheux rigolard. Déjà lundi matin, tu iras coller les remerciements sur les panneaux d’affichage des villes ! »

Coller des remerciements, car l’essentiel est joué. A moins d’accident industriel lors du second tour, le binôme UDI-UMP devrait arriver largement en tête devant le FN. 65%/35% imagine le candidat, pour qui moins de 63% serait un échec. Depuis les résultats du premier tour, il ne se ménage donc pas afin que la victoire soit belle. Lundi matin, réunion avec les cadres de l’UDI à Lesquin pour débriefer. Ensuite, il a fait surchauffer son téléphone. Objectif : inciter les maires à s’engager dans un front républicain contre le FN. « Je ne leur mets pas la pression, mais bon, ils doivent s’engager. » Enfin, c’est tout comme.  Résultat des courses : sur les seize communes – dont la sienne -, quatorze premiers édiles ont signifié leur soutien à l’Estairois. Seuls deux ont refusé : Jérôme Darques, le maire de Morbecque, longtemps pressenti pour se présenter en tant que dissident, qui a expliqué à La Voix du Nord : « si le Front national est antirépublicain, au législateur de l’interdire et on n’en parlera plus. Nous pensons que l’électeur est suffisamment grand pour savoir ce qu’il fait » ; Philippe Mahieu, maire de La Gorgue, la ville voisine d’Estaires où le FN a dépassé les 40%, qui n’a ni répondu aux appels, ni aux SMS. Les signataires figurent en bonne place au verso de la nouvelle carte-tract réalisée en début de semaine, à côté de panneaux représentant les villes du canton. « J’ai hésité à barrer La Gorgue et Morbecque, mais je ne veux pas stigmatiser les habitants qui n’y sont pour rien. » Au recto, le texte remercie les « 7830 électeurs qui nous ont accordé leur confiance au premier tour », ainsi que les candidats du Parti socialiste qui « ont appelé au vote républicain. Nous saluons leur fair-play et les en remercions ».

Les sentiments ambivalents de l’équipe de campagne

Autour de la table, entre bières pression et bouteille de vin offerte par le maire de Renescure – certainement pour être dans les petits papiers du futur conseiller départemental – l’ambiance est détendue. On discute essentiellement des prochains travaux à Estaires : places de parkings, changement de rythme de parution du journal municipal. Trois par an au lieu de cinq, mais des flyers plus fréquents dans les commerces, axés sur telle ou telle politique de la ville. Est-il réellement nécessaire d’aller tracter de nouveau ? « C’est une marque de respect pour les gens qui se sont engagés pour nous. Il faut aussi que l’on marque les esprits, répond Bruno Ficheux, déjà debout en train d’avaler son café et de filer à une réunion. L’occasion de prolonger ce moment avec les bénévoles et de les interroger sur leur maire. Comme on pouvait s’en douter, tous louent un « homme de qualité » et s’amusent à chercher les différences avec le père, Georges, qui a présidé aux destinées de la commune dans les années 80 et 90. « Plus speed » peut-être, « mais c’est aussi parce qu’il est plus jeune ». « Il n’arrête pas. » « Il est aussi plus politique. » On sent poindre aussi chez certains un sentiment ambivalent, alors qu’ils ne se sont pas ménagés depuis plusieurs semaines pour cette issue positive : la peur de l’absence. Car si le fait d’avoir un maire conseiller général – « euh non départemental » – sera un atout pour Estaires, il va falloir que l’élu jongle avec son agenda. « Mais on lui fait confiance ». En attendant, il est 13h45, l’heure de lever le camp sans prendre le temps de digérer. Après Boëseghem et Blaringhem, le matin, direction Wallon-Cappel et Steenbecque sous une pluie fine et glaciale pour les huit tracteurs estairois. « C’est bien, ça permet de découvrir des secteurs que l’on connaît moins, confie l’une d’entre-elles, galopant entre les maisons. Et là, c’est plus facile avec ce format carte postale. Les tracts A4, c’est plus compliqué, il faut les plier pour les glisser dans les boîtes aux lettres. » Foi de « tracteur ».

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Dimanche 29 mars, 7h30, Estaires : à l’ouverture du bureau de vote, papa est fier

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Dans l’immense salle des sports, il n’y a quasiment aucun bruit. Seulement une douce agitation, avec quelques personnes qui s’activent, à droite et à gauche, une demie-heure avant l’ouverture des bureaux de vote. « On est prêts, lâche le directeur général des services, à la manette en ce dimanche de second tour. Enfin, sauf l’horloge ». En ce matin de changement d’heure, les chiffres accusent toujours un retard de soixante minutes, ce qui explique certainement quelques mines fatiguées de la quinzaine d’élus qui vont tenir les bureaux de vote toute la journée et arrive un à un. Bruno Ficheux, veste de costume, cravate et jean, lui, affiche un visage radieux, en montrant à qui veut – et ne veut pas – son smartphone et la vidéo qui va avec : la veille, son deuxième fils, Enzo, présent dans la région pour le week-end, a remporté une course cycliste du côté de Maubeuge. Le papa, qui s’est laissé tombé à genoux au moment où son fils franchissait la ligne d’arrivée, est fier comme un coq et répète inlassablement le déroulé de l’exploit. Avant de s’adresser à DailyNord : « Il vit mon rêve ! J’étais avec lui hier, ça m’a permis de complètement couper. Je suis super heureux pour lui après tout ce qu’il a traversé. » Blessé longuement, Enzo Ficheux a douté. Son père, qui le coache à distance – il peut voir via internet les kilomètres, la distance parcourue lors des entraînements -, jamais. « J’ai envoyé directement un SMS à son entraîneur, lâche-t-il revanchard. Pour lui montrer qu’Enzo est loin d’être fini. Sinon, c’est bon signe pour nous, ça aussi, non ? ».

En ce jour de second tour, la pression est loin derrière. Ce soir, Bruno Ficheux le sait, il sera conseiller départemental, malgré les affiches du FN collées à Estaires, le samedi, hors campagne électorale. « Je le signalerai. Par principe ». Deuxième votant du bureau 1, celui qu’il préside, il s’enferme ensuite quelques instants dans la cuisine où attendent café chaud, croissants, pains au chocolat et baguettes. L’occasion de se poser tranquillement avant l’effervescence programmée de la fin de journée. Son discours du soir, d’abord : prêt dans la tête, il sera plus grave que lors de la victoire du premier tour. On est conseiller départemental ou pas. D’ailleurs, croit-il qu’il a une chance d’obtenir une vice-présidence, alors que DailyNord révélait deux jours avant que ça grenouillait dans tous les sens autour de Jean-René Lecerf, probable futur président ? Bruno Ficheux se fait hésitant, bien conscient du déficit de notoriété d’un candidat rural par rapport aux candidats de la métropole lilloise. « On m’a dit que ma campagne avait été repérée, que j’étais une révélation au niveau de l’Union pour le Nord. Donc peut-être. Mais il y a du monde. Et je n’accepterais pas une vice-présidence ou une présidence de commission qui ne soit pas en accord avec mes compétences. La petite enfance, par exemple, ce n’est pas mon truc. Ni la chute des feuilles en automne ! ». Ses dadas, c’est le budget, les routes, le SDIS, le logement et bien entendu le développement économique, vecteur essentiel de tout programme selon lui. « Estaires est par exemple une ville enclavée assez loin de l’A25, comme La Gorgue et Merville. Il faudrait un contournement car un accès plus facile permet de développer tous les secteurs. Certes, on peut perdre des terres, mais en même temps, on développe les industries d’agroalimentaire et l’agriculture derrière. » Mais le plus urgent, une fois élu, sera d’abord de se pencher sur le dossier de l’ex-RN 42, pour lequel il a multiplié les rencontres. « D’abord aller voir ce qu’ont fait les ingénieurs du Département. Je pars du principe que ce ne sont pas des idiots. Je vais aussi militer pour le rapprochement des collèges et des lycées. » Avant de revenir sur le poste de vice-prédident, comme pour conjurer un possible mauvais sort : « Enfin, simple conseiller départemental, c’est bien aussi. L’important étant de savoir se faire entendre ».

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Dimanche 29 mars, à partir de 17h45, bureau d’Estaires, bureau centralisateur du canton à Hazebrouck, salle Ferdinand-Buisson à Hazebrouck : la victoire pas tout à fait en chantant

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Le dimanche d’élection touche à sa fin, et comme un présage, un vent violent souffle sur la Flandre, faisant dangereusement tanguer les panneaux électoraux à proximité de la salle des sports. A l’intérieur, Bruno Ficheux, cette fois-ci intégralement en costume, est fidèle au poste. Plus tendu qu’à l’habitude : « Il y a un petit stress quand même. Il y a une baisse de participation , mais comment l’interpréter ? » Tout le long du dépouillement, on sentira la tension monter. Pas que le candidat, accompagné cette fois de son fils, Enzo, le vainqueur de la veille, puisse perdre. Mais il sent bien que le 65/35 sur lequel il misait était peut-être trop optimiste, alors que l’abstention s’annonce encore plus forte qu’au premier tour. Moins six points à midi, même si le rattrapage semble s’être fait au fur et à mesure de l’après-midi. Pour lui, l’abstention peut signifier trois choses : « Le PS qui ne vote pas ; les électeurs qui pensent que c’est joué ; les électeurs FN qui ne se mobilisent pas car ils savent qu’ils ne peuvent pas gagner. »

Les bureaux de vote ont fermé, les dés sont jetés. Entre deux coups de téléphone reçus, « Valérie Létard et Jean-René Lecerf », le candidat doit signer les bulletins blancs et nuls en tant que président de bureau. Il y en a bien plus que la semaine d’avant, alors que la participation définitive est de 50,76%. « Arrêtez, vous allez me faire faire un infarctus », lâche-t-il à ceux qui viennent lui chuchoter des résultats partiels. Pendant ce temps, sur son portable, solidement branché à une prise de courant, les résultats arrivent, un à un, par SMS. Pas si bons que ça. A La Gorgue, la ville voisine, le Front National serait en tête selon les premières estimations. A Lynde, l’UDI-UMP sort en tête à 153 contre 128, soit un écart minime. A Ebblinghem, l’UDI-UMP ne l’emporte que d’une voix ! A Wallon-Cappel, c’est au contraire, un plébiscite à 71%. Point commun des trois dernières communes : l’épineux problème du contournement de la RN 42. Les scores si différents témoigne bien du bourbier dans lequel le futur conseiller départemental devra naviguer. 19h et quelques, ce sont les résultats d’Estaires qui tombent dans un silence de cathédrale : au bureau n°4, plus populaire, le FN talonne l’UDI-UMP (200 contre 222). Dans les autres bureaux, c’est bien mieux. Bilan des courses dans la ville du candidat-maire : 61% pour le maire. Le stress a laissé place à un visage qui s’est fermé au fur et à mesure que les présidents de bureaux annonçaient leurs résultats : « Je n’atteins pas mes objectifs, maintenant ça va quand même. On va finir à 63/64% dans le canton. »

Un médaillé d’or… pas tout à fait heureux

Une demi-heure plus tard, au bureau centralisateur du canton, à Hazebrouck, l’école Jules-Ferry, noire de monde, la pronostic volera pourtant très vite en éclats. Si autour de lui, les sympathisants laissent éclater leur joie, pour Bruno Ficheux, elle est bien plus mesurée qu’au soir du premier tour. Bien sûr, il y a les bises, les embrassades, les félicitations. Mais alors qu’il ne manque le résultat que de la Gorgue, qui avait placé le FN à plus de 40% au premier tour, il a bien compris qu’il n’atteindrait pas l’objectif fixé. L’arrivée des scores gorguillons pour ce second tour achèvent tout espoir : dans la cité de 6 000 habitants, le FN sort même en tête, avec plus de 50% d’abstention. 882 contre 841. Résultat des courses sur l’ensemble du canton : 59,64%. Les quatre candidats, plantés devant le tableau où sont affichés les scores par ville, s’applaudissent, mais chez Bruno Ficheux particulièrement, on sent que le coeur n’y est pas tout à fait. « C’est une belle victoire, se reprendra-t-il rapidement au micro, mais il manque 0,5% pour que ce soit une très belle victoire. » Quelques minutes plus tard, il réitérera les mêmes propos à la salle Ferdinand-Buisson où les proches se sont réunis, non sans oublier de remercier tous les bénévoles. Un peu à l’écart, dans un isoloir pour couvrir le son de Robin Schulz craché par les hauts-parleurs, il nous confirmera plus franchement sa déception : « Bien, mais peut mieux faire, comme on dirait à l’école. Il manque un petit quelque chose, la limite qu’il y a entre le fait d’être content et heureux. Maintenant, il faut travailler, faire regretter aux électeurs leur vote FN en leur montrant que l’on propose des choses. Les responsables ? Ceux d’en haut et leurs bêtises…Mais bon, n’en faisons pas trop : tout le monde n’a pas la chance de vivre ce que je vis. À moi d’être désormais un conseiller départemental comme on en n’a jamais vu. Je compte bien faire parler du canton d’Hazebrouck dans tout le Département ». La victoire pas tout en fait en chantant, le désormais conseiller départemental replonge alors dans la foule de bénévoles, d’élus locaux, d’amis, échangeant tapes dans le dos, bises et coups à boire. Mais paradoxalement, pour la première fois, il nous semble un peu moins à l’aise, le regard un peu dans le vague. La raison est peut-être à chercher dans cette métaphore qu’il nous confiait quelques semaines auparavant ;. « Gagner une élection, c’est comme remporter une médaille d’or aux Jeux Olympiques. Je ne vous raconte donc même pas quand je perds. Je pleure ». Ce soir, il a gagné, mais à l’abri des regards, dans l’isoloir, on aurait presque juré qu’il n’était pas très loin de verser sa larme.

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Jeudi 2 avril, 19h, Chez Léon, Estaires : épilogue

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Ultime retour à Estaires, sous un doux soleil de début de soirée. A 19h, Bruno Ficheux est déjà sur le perron de la mairie. “On va boire quelque chose Chez Léon ? C’est mon fief aussi !“. Chez Léon, un estaminet au coin de la place principale, le maire a en effet ses habitudes. Et savoure une bière pour conclure les dernières journées très agitées. “Une vraie campagne“, sourit-il, enfin détendu. Ces quatre derniers jours, il  a enchaîné les réunions de parti et de groupe, avant l’installation officielle jeudi après-midi. Et il a su bien manoeuvrer sa barque : s’il n’a pas de vice-présidence, il occupe co-président du groupe majoritaire, avec Luc Monnet, maire de Templeuve. Un poste très politique. “Je suis très heureux. C’est un poste important où on est à l’interface entre l’exécutif et les conseillers départementaux. C’est une très bonne nouvelle.”

Cet après-midi, il a donc découvert l’Hémicycle serein. “Mon challenge, c’était le matin en réunion de groupe. Il fallait que ma nomination, proposée par Jean-René Lecerf, soit entérinée. Alors pendant la séance, j’étais détendu et j’ai regardé la beauté du lieu en me disant que nous allons avoir de sacrées décisions à prendre.” Et à la fin, quels moments forts retiendra-t-il de cette campagne ? “Quand je suis sur la route entre Estaires et Neuf-Berquin et que je reçois un coup de téléphone pour me dire qu’on va annoncer ma candidature aux départementales pour l’UDI. Là, je me dis que je ne peux plus me défausser. Quand Jérôme Darques – longtemps pressenti en dissidence, Ndlr – m’appelle aussi pour me dire qu’il n’ira pas. En quelques secondes, ça vous enlève un poids.“.

C’était deux mois de campagne avec un candidat aux départementales… devenu co-président du groupe majoritaire.

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Retrouvez les différents épisodes de ce grand format.

 1/5 : début de campagne dans les communes du nouveau canton. Entre premier porte-à-porte, rencontre avec l’équipe municipale d’un village à propos de l’action d’un conseiller départemental et séance de prises de vue pour la photo de campagne. Lire le premier volet.

– 2/5 : milieu de campagne, la parenthèse estairoise. Où  le candidat nous montre ses talents de dessinateur ; encaisse un tract sans broncher ; fait le marché ; se laisse prendre en photo alors qu’il se prend en photo devant une affiche où il est en photo. Lire le deuxième volet.

– 3/5 : derniers instants avant le premier tour. Au menu : tractage dans les boites aux lettres, striptease, réunion publique et dernières affiches dans la nuit noire.

– 4/5 : un premier tour en forme de victoire. Des confidences personnelles du candidat dans sa voiture pour la tournée des bureaux de vote à  la victoire par KO sur la majorité sortante, en passant par l’interminable attente des résultats.

-5/5 : appelez-le Monsieur le conseiller départemental.De l’entre-deux tours à la demie-déception du soir du second tour, en allant bien sûr jusqu’à l’épilogue. Bruno Ficheux a-t-il réussi à devenir vice-président ?

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