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Coup de torchon à Euratechnologies, Martine Aubry fait le ménage

Textos Par | 31 août 2022

C’est Martine Aubry qui a pris l’initiative. En convoquant un conseil de surveillance extraordinaire d’Euratechnologies pour ce vendredi, la maire de Lille présidente du conseil de surveillance, prend le taureau par les cornes. Un seul point sera évoqué, celui de la gouvernance et le titulaire à la tête du directoire sur la sellette depuis plusieurs mois et pourrait faire les frais de l’opération (notre enquête). Ancien cadre socialiste, Nicolas Brien avait été embauché par elle il y a à peine plus d’une année. Explications.

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«  C’est tout-à-fait surprenant. Nous n’en savons pas plus…« , s’étonne ce membre du conseil de surveillance qui ne cache pas sa perplexité. Car les événements se sont enchaînés depuis les révélations de notre confrère les Echos et notre enquête sur les troubles qui agitent le grand incubateur de la Métropole européenne de Lille. Une situation qui a amené la maire de Lille à envisager des mesures…définitives. L’intéressé s’est même vu intimer il y a quelques jours l’ordre de ne plus …venir travailler. Un message qui ne souffre aucune ambiguïté. Et qui ne laisse aucune équivoque sur le destin du président du directoire. A charge pour les actionnaires de voter son départ. On en saura plus lors du conseil de vendredi.

«  Il est carbonisé« , analyse ce membre du conseil de surveillance pour stigmatiser le management rugueux de Nicolas Brien qui cristallise les reproches (on a même parlé de harcèlement), lui qui avait reçu mission de transformer l’établissement en modèle européen des affaires numériques – à la clé, un grand campus de cybersécurité. Doit-on y voir une forme de choc de cultures managériales de la part d’une personnalité formée à l’anglo-saxonne ? Avant de prendre son poste à Lille, il avait piloté France Digitale, le lobby des entreprises numériques. Mais il y a autre chose.

Il y a quelques semaines, une importante levée de fonds au capital d’Euratechnologies a été bouclée pour abonder la structure de financement. L’association familiale Mulliez et l’institut régional de développement hébergé à Entreprises et Cités se sont invités au tour de table (notre article) via une augmentation de capital de 24 millions d’euros aux côtés de collectivités territoriales et de banques. Une nouvelle étape. Des grands noms de l’économie régionale au croisement du financement et du développement, parangons du capitalisme familial mais ne disposant pas de structures d’incubation en propre.

Selon des participants à l’opération, il s’agit d’une réussite technique mais… « On ne peut pas dire non à Martine Aubry…cette levée de capitaux n’était pas strictement nécessaire. Euratechnologies était sur de bons rails. On a hésité à rejoindre le tour de table », confesse ce banquier concerné. Du côté de l’AFM, on avoue ne pas avoir eu le temps de juger sur pièces celui qui fait les gorges chaudes du landerneau et n’a pas manqué de crier à la cabale. A décharge, ce dernier a accompagné le redressement et la remise en ordre des comptes quelque peu fragilisés par la marche forcée imposée à Euratechnologies. L’intérim à venir sera probablement assuré par Koussée Vaneecke, directrice générale déléguée. L’éviction programmée du jeune patron de 33 ans recruté par Martine Aubry* – et qui fut cadre fédéral socialiste dans l’Allier – déstabilise le monde feutré des affaires et résonne comme un aveu de semi-échec pour l’ancienne ministre. Dont la vigueur de la réaction traduit l’ampleur du pataquès que ses adversaires politiques ne manqueront pas d’exploiter. En cette rentrée politique animée, la maire de Lille choisit donc la solution chirurgicale.

*Il avait succédé à l’emblématique Raouti Chehi, patron d’Euratechnologies depuis son lancement (aujourd’hui 300 entreprises, 6500 salariés, 500 millions d’euros de fonds levés depuis 2009, quatre sites dans la métropole lilloise et Saint-Quentin et dont le navire-amiral de Lomme, une ancienne usine textile réhabilitée sous l’impulsion de feu Pierre de Saintignon, bras droit de Martine Aubry). DailyNord avait annoncé son départ (ICI)

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