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Le syndrome du combat de trop flotte dans les campagnes… Sept cas à la loupe dans les Hauts-de-France

Réflexions Par | 13 septembre 2019

Tout le monde rêve de prendre leur place, mais eux n’ont pas forcément envie de la laisser. Dans le cadre des municipales, il y a souvent une prime au maire sortant. Mais parfois, l’étoile s’étiole après trois ou quatre mandats, voire plus. Ces édiles élus le plus souvent au vingtième siècle ou au tout début du vingt-et-unième s’accrochent à leur fauteuil malgré l’épée de Damocles de la défaite ultime. Faut-il alors tenter le diable ? Ou laisser la place par peur du combat de trop qui propulserait le sortant sur le carreau ? Sept cas régionaux de possibles combats de trop pour 2020.

Gérard Caudron va-t-il repartir pour un tour à Villeneuve-d’Ascq ? Photo archives DailyNord.

C’est le cas d’école. Le “tsar” Delebarre fait les frais de l’usure d’un pouvoir sans partage. Nous sommes en 2014 à Dunkerque. Et l’ancien ministre de François Mitterrand tente la passe de six. Elu en 1989 de justesse, il agrandit mandat après mandat son pré carré dunkerquois et bétonne ses positions comme un de ces Grands du Royaume, jaloux de ses nombreuses positions et en butte permanente avec ses voisins. Les malins disent comme un de ces blockhaus qui parsèment le littoral. Michel Delebarre avait-il pressenti le coup de Trafalgar qui résonnera dans la Cité de Jean-Bart en ce sombre printemps ? On le disait distant de ses administrés, alangui dans la torpeur des systèmes trop longtemps macérés, handicapé par des projets démesurés. C’est le souffle du renouvellement incarné par son ancien adjoint Patrice Vergriete qui a emporté l’ancien espoir du socialisme municipal. Mais le syndrome Delebarre, brutalement éclaté en 2014, est dans toutes les têtes des prétendants de 2020. Six exemples de risque de combat de trop qui pourraient surprendre leurs protagonistes tant le secret des isoloirs recèle de mystères jamais sondés. Et ce n’est pas seulement une histoire de générations.

Marcq-en-Baroeul. Bernard Gérard tentera un quatrième mandat. Elu en novembre 2001 quand son prédécesseur Jean-René Lecerf avait préféré se concentrer sur ses mandats de conseiller départemental d’opposition et de sénateur, l’avocat honoraire tient les rênes d’une commune dont l’électorat est fidèle. Mais la donne a changé et l’incertitude est entrée dans les calculs électoraux.

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