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ENTRETIEN HISTORIQUE

“Dans certaines villes du Pas-de-Calais, il y avait plus de Polonais que d’autochtones !”

Réflexions Par | 23 septembre 2019

Il y a cent ans, la France signait une convention avec la Pologne pour un échange de travailleurs après les destructions de la Première guerre mondiale. Une décision qui allait modifier le paysage du Bassin minier. Entretien avec l’historienne Monika Salmon-Siama, qui va publier un livre sur les objets racontant les histoires de l’immigration polonaise dans quelques semaines (éditions Nord Avril).

Monika Salmon-Siama est spécialisée dans l’histoire de l’immigration polonaise. DR.

DailyNord : Dans quel contexte se met en place cette convention de 1919 entre la Pologne et la France ?

Monika Salmon-Siama : L’Europe sort de la guerre. Après 123 ans d’absence politique en tant qu’entité nationale (la Pologne était partagée entre la Russie, la Prusse et l’Autriche, NDLR), la Pologne est exsangue : chômage, pauvreté, famine… De son côté, la France a besoin de main-d’oeuvre pour reconstruire les bassins d’industries lourdes. C’est ainsi que les Polonais arrivent dans le Pas-de-Calais, mais aussi à Saint-Etienne, en Alsace, en Vendée…

Les Français aussi pouvaient aller en Pologne

DailyNord : Comment se déroule concrètement la mise en place de la convention ?

Monika Salmon-Siama : Tout est supervisé par la France. Pour quitter la Pologne, les Polonais doivent avoir un contrat d’un an. Ils passent ensuite tous par Toul (Meurthe-et-Moselle), où ils sont informés du lieu et du secteur économique dans lequel ils vont travailler : mine, agriculture, etc. On l’oublie, mais en théorie, comme la convention était bilatérale, les Français pouvaient en faire de même et aller travailler en Pologne. Mais le pays était tellement pauvre que ça n’a pas dû attirer grand monde, si ce n’est par curiosité !

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