GRAND ENTRETIEN RÉGIONALES

Réflexions Par | 07H50 | 13 octobre 2015

Sandrine Rousseau : “Je veux faire gagner la gauche… mais une autre gauche”

Le premier tour des régionales, c’est dans sept semaines. D’ici là, DailyNord donne la parole à toutes les têtes de listes. Quels sont leurs projets pour la Région ? Leurs motivations ? Leurs stratégies ? Première interview avec une candidate qui fait parler d’elle en refusant l’alliance au premier tour avec le PS : la vice-présidente EELV du Conseil régional Nord – Pas-de-Calais, Sandrine Rousseau.

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Les passants ne demandent pas encore d’autographes à Sandrine Rousseau quand elle est en plein centre de Lille.  Photo : DailyNord.

DailyNord : Comment sentez-vous cette campagne ?

Sandrine Rousseau : Bien ! Nous avons eu plusieurs réunions ces derniers jours pour construire le programme, à Lille, Lens et Douai : j’y ai vu des gens qui ne soutiennent aucun parti, qui n’avaient jamais eu d’engagement politique. J’avoue que ça m’a surprise. Souvent, dans ces réunions participatives, on retrouve des copains. Là, c’est bien plus large. On a eu une cinquantaine de personnes à Douai, une soixantaine à Lens, une centaine à Lille. Notre notion de rassemblement est manifestement une offre politique qui répond à une attente.

DailyNord : Justement, de quel rassemblement parle-t-on ?

Sandrine Rousseau : Notre liste réunit la Nouvelle gauche socialiste, Nouvelle Donne, très impliquée dans les collectifs citoyens, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et EELV bien entendu. Ce n’est pas une alliance rouge-verte contrairement à ce que l’on peut prétendre, ça dépasse les partis. Les personnes qui nous rejoignent apprécient que nous ne voulions pas imposer des idées. Il y a une vraie envie de politique avec un grand « P », une envie qui ne s’incarne pas dans une offre politique classique.

“Les apparatchiks qui n’ont pas réussi à noyauter EELV s’en vont”

DailyNord : Au début, EELV, c’était ça finalement…

Sandrine Rousseau : Oui, d’ailleurs si vous regardez les gens qui nous ont quittés (Barbara Pompili, Jean-Vincent Placé, François de Rugy, Marie-Pierre Bresson, Ndlr), ce sont des apparatchiks des Verts. Et quand vous regardez les têtes de liste des Verts aujourd’hui pour les Régionales, beaucoup viennent de la société civile : Emmanuelle Cosse en Ile-de-France était à Act Up, Sandrine Bélier en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine dans l’associatif. Il y a aussi Françoise Coutan en Aquitaine, Jean-Charles Kohlhaas en Rhône-Alpes (respectivement enseignant et directeur à la Croix Rouge, Ndlr), ou Yannick Jadot (Greenpeace, Ndlr), même si lui n’est pas tête de liste. En réalité, les apparatchiks qui n’ont pas réussi à noyauter EELV s’en vont pour une plus petite structure où ils arriveront à le faire.

DailyNord : Le départ de Christophe Porquier, votre ex-tête de liste pour la Somme, vous a surpris ? Déçue ?

Sandrine Rousseau : C’est pas une surprise. Mais oui, je suis déçue, j’aurais préféré qu’il reste. Je trouve ça étrange de partir à la suite d’un vote militant démocratique. On a quand même fait deux assemblées générales où les militants ont voté à 75% pour cette stratégie. Les pourcentages étaient semblables du côté du Parti de Gauche et de Nouvelle Donne. C’est tout de même une envie massive…

DailyNord : Le vote a réuni 375 militants, dont la plupart viennent de la métropole lilloise. Il y a une volonté de rejouer les municipales lilloises dans la décision de ne pas s’allier au PS ?

Sandrine Rousseau : C’est hallucinant de dire ça ! Parmi nos forces militantes, deux tiers sont du Nord – Pas-de-Calais, un tiers de Picardie. La question, ce n’est pas le PS de Lille. Pendant un mois, j’ai énormément réfléchi pour savoir quelle était la bonne stratégie à adopter pour ces régionales. Ce n’est pas une illumination. J’ai sillonné la région, j’ai discuté avec énormément de personnes, j’ai étudié les résultats des dernières élections, j’ai lu énormément, pour me faire une opinion. Dans toute la région, le peuple de l’écologie, c’est-à-dire les associatifs, les entrepreneurs, les agriculteurs bio, m’ont tous dit qu’ils ne nous suivraient pas si on s’engageait avec le PS au premier tour. Il faut comprendre que ce sentiment est très profond.

DailyNord : Ne pas faire alliance avec le PS, c’est une chose. C’en est une autre de se présenter avec le Front de Gauche de Mélenchon. C’est un calcul électoraliste suite aux succès de Syriza en Grèce ou de la coalition rouge-verte aux municipales de Grenoble ?

Sandrine Rousseau : Des accords avec le Front de Gauche, il y en a eu partout et ce n’est pas une nouveauté. Sur le Dunkerquois, il y avait accord Front de Gauche-EELV aux départementales, comme dans l’Oise et dans l’Aisne. C’est un mouvement très profond dans la société. Ça répond à une forme d’urgence écologiste et sociale.

“Ce n’est pas moi qui ait mis le FN à 35%”

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“Le but de ma stratégie, c’est de faire gagner la gauche.” Pour la candidate, partir en rangs dispersés au premier tour permettra de mobiliser plus d’électeurs avant le second round. Photo : DailyNord.

DailyNord : Au risque de rendre une alliance avec le PS difficile au second tour ? Et donc de conduire à une victoire du FN ?

Sandrine Rousseau : Le but de ma stratégie, c’est de faire gagner la gauche. Mais l’enjeu est d’abord de mobiliser des gens en dehors de ceux qui se disent prêts à aller voter. On ne mobilise pas sur la peur, sur quelque chose qu’on a déjà vu cinquante fois. On mobilise sur la nouveauté, une main tendue aux citoyens, sur l’enthousiasme. Les gens se déplaceront s’ils ont envie de voter. Le risque aujourd’hui, c’est de se présenter sous une forme d’union de la gauche, qui ne mobilisera pas les électeurs. Et je n’ai quand même pas à m’excuser de faire de l’écologie et du social dans cette région. Ce n’est pas moi qui ait mis le FN à 35%. Moi, j’essaie de mobiliser et de faire le catalyseur. L’idée, c’est de faire gagner la gauche, mais une autre gauche.

DailyNord : Pour faire gagner cette autre gauche, il vous faut donc arriver devant Pierre de Saintignon au premier tour…

Sandrine Rousseau : Oui. Et c’est possible. Vous savez : nous sommes dans une région pionnière, où il y a toujours eu de grandes premières ! Le modèle social actuel est en grande partie né ici. On a eu le premier bâtiment HQE. La seule présidente écolo, c’était ici aussi.

DailyNord : Vous parlez des bâtiments HQE, du TER, etc. Tout ça a été fait par les Verts avec les socialistes, notamment. Vous étiez vous-même vice-présidente de Daniel Percheron. Vous reniez aujourd’hui ce que vous avez fait dans l’exécutif durant six ans ?

Sandrine Rousseau : Je ne renie absolument rien. Mais sachez qu’à chaque fois, toute ambition écolo a été soumise à un arbitrage. La question aujourd’hui, c’est de changer de braquet et de mettre la planète et l’homme au coeur du projet. Alors, est-ce que l’on se prend en main et on essaie vraiment de gagner, ou est-ce que l’on se met sous couvert d’une figure paternelle et on se satisfait d’avoir deux points écolo de programme sur quinze ?

DailyNord : Mais quelles concessions avez-vous faites pendant ces six dernières années ?

Sandrine Rousseau : Sur l’agriculture par exemple, on a énormément reculé. Quand on a essayé de soutenir une motion contre l’élevage intensif, contre la Ferme des 1 000 vaches, on n’a été soutenu que par le Parti de Gauche…. Quand on parle de santé et d’environnement, c’est une bataille sans nom pour obtenir les budgets. On n’a pas le même logiciel que le PS.

DailyNord : En tant que vice-présidente à la Région, vous n’avez pourtant pas donné l’image d’une opposante farouche à l’exécutif PS…

Sandrine Rousseau : J’ai pourtant failli quitter l’exécutif sur les questions de logements étudiants parce que nous sommes une région hyper en retard sur le logement social étudiant. Attention, je revendique le bilan commun, je ne dis pas que rien n’a été possible. Mais il y a un besoin d’urgence écologique et social aujourd’hui.

“Est- ce que le PCF veut rejoindre une dynamique ?”

DailyNord : Bon, vous ne serez pas avec le PS avant l’éventuel second tour. Et avec Fabien Roussel, le leader PCF, qui vient de présenter sa liste ?

Sandrine Rousseau : La porte est ouverte, l’histoire n’est pas finie.

DailyNord : Souvent, les discussions achoppent sur le nom de la tête de liste… C’est ça le problème entre vous et Fabien Roussel ?

Sandrine Rousseau : La tête de liste révèle quelque chose. Mais on va bien plus loin que ça : est-ce que l’on se met d’accord entre formations sur une dynamique ou pas ? Aujourd’hui, le PCF est seul. Alors, est-ce qu’il veut rejoindre une dynamique ou pas ?

DailyNord : La dynamique, ce sont quand même deux sondages pas terribles en septembre pour vous…

Sandrine Rousseau : Il y a eu trois sondages. Deux d’Odoxa qui nous mettaient bas à 4%, un du Figaro à 8,5% (ce dernier sondage date de juin, les deux à 4% de septembre, Ndlr). Wait and see. Mobilisons, mobilisons, mobilisons. Et pour revenir sur les sondages d’Odoxa, l’échantillonnage était extrêmement bas.

DailyNord : Qui pour remplacer Christophe Porquier, tête de liste démissionnaire de la Somme ?

Sandrine Rousseau : Nous sommes en train de regarder, il y a des procédures internes. Ce sera une belle tête de liste qui n’était pas prévue sur la liste au début. Oui, elle sera de la Somme, pas question de parachuter quelqu’un. Vous connaîtrez son nom… avant le 6 novembre et le dépôt des listes !

“Si la Troisième révolution industrielle est une très bonne idée, elle se limite à quelques îlots”

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L’un des exemples préférés de Sandrine Rousseau ? Grande-Synthe. Ça tombe bien, le maire, Damien Carême, a rejoint EELV il y a quelques mois. Photo : DailyNord.

DailyNord : Passons au projet que vous portez pour la région. Quelles en sont les grandes lignes ?

Sandrine Rousseau : Le programme est en train d’être réalisé, sur la base des réunions participatives. Il y aura d’ailleurs une restitution des échanges lors de ces réunions le 17 octobre. Sur l’économie, la Région doit soutenir les nouvelles activités liées à la transition écologique et sociale. Toutes les études montrent qu’il va y avoir besoin de 1 million à 1,5 million nouveaux emplois dans le domaine énergétique.

Une société idéale, c’est aussi plus d’emplois de service à la personne, associatifs, culturels. Enfin, il ne faut pas oublier d’accompagner nos entreprises, dont certaines sont des colosses aux pieds d’argiles, qui dépendent énormément du prix de l’énergie et du carbone. Il faut étudier comment les soutenir pour qu’elles baissent l’énergie consommée, qu’elles revendent leur carbone pour chauffer des bâtiments.

DailyNord : Tout ce que vous dites là, c’est la Troisième Révolution Industrielle, c’est Philippe Vasseur… Vous devriez l’inviter à vous rejoindre !

Sandrine Rousseau : Si Philippe veut rejoindre la liste, il peut venir. Cela dit, même si la TRI est une très bonne idée, elle se limite à quelques îlots. Il faut changer de braquet et convertir l’ensemble du système économique. Moi, je suis par exemple favorable à un label TRI pour une entreprise qui s’engagerait entièrement dans la rénovation écologique. Aujourd’hui, grâce à une action isolée, une entreprise extrêmement polluante peut être associée à la TRI. Il faut que tout ça fasse système.

DailyNord : Ce que réalise Jean-François Caron à Loos-en-Gohelle, en mettant autour de la table des gens de toute tendances, c’est un exemple pour vous ?

Sandrine Rousseau : Nous avons deux exemples emblématiques de villes qui ont changé de braquet : Loos-en-Gohelle, très connu, et Grande-Synthe. A Grande-Synthe, le projet était de retrouver de la nature en ville, faire des logements sociaux de haute qualité sociale et environnementale, de vivre ensemble. Ce qu’a fait Damien Carême (qui a rejoint EELV en janvier, Ndlr), est génial ! La transformation écologique et sociale est au coeur de son projet, la ville est belle et agréable à vivre. Il réussit par exemple à faire des repas bio à la cantine pour 80 centimes.

DailyNord : Et Loos-en-Gohelle, donc ? Jean-François Caron vous soutient ?

Sandrine Rousseau : A Loos-en-Gohelle, les habitants font d’importantes économies d’énergie. Ils proposent et participent aux décisions collectives. Oui, Jean-François sera avec nous, mais pas tête de liste dans le Pas-de-Calais. On est contre le cumul des mandats dans le temps. On applique les règles. On peut pas dire on est contre le cumul, et après quatre mandats, lui dire qu’il en fera en cinquième.

Canal Seine Nord : “rénovons d’abord le Canal du Nord !”

DailyNord : L’un des grands dossiers régional, c’est le Canal Seine Nord. Verts du Nord et Verts de Picardie n’avaient pas les mêmes positions sur le sujet…

Sandrine Rousseau : Dans le Nord – Pas-de-Calais, nous avions voté pour, mais sous conditions. En Picardie, ils avaient voté contre, parce que certaines choses n’étaient pas remplies. Au final, on se retrouve pour dire que ce canal va poser énormément de problèmes environnementaux, que les plateformes sont sous-dimensionnées et qu’en ralliant Paris à Anvers en cinq jours, il ne répond pas réellement aux besoins des entreprises. Le fret ferroviaire, beaucoup plus concurrentiel, permet de faire le même trajet en cinq ou six heures. A l’heure où les entreprises peuvent avoir du mal à accepter l’immobilisation de leurs stocks, ça mérite réflexion.

Alors, oui, il faut du fluvial, mais rénovons le Canal du Nord sous-utilisé, utilisons les plates-formes multimodales et favorisons le fret avec une pollutaxe pour les poids-lourds. On n’a pas besoin de projets pharaoniques et avec moins d’argent public, on peut mieux répondre aux besoins.

DailyNord : Même positionnement sur le RER entre Lille et le Bassin Minier ?

Sandrine Rousseau : Ça va coûter entre 2,1 milliards et 3 milliards. Avec 1,5 millions d’euros, on a fait estimer par des chercheurs spécialisés dans les transports qu’on pouvait rénover l’ensemble des lignes de la région, doubler les gares congestionnées et répondre aux besoins des ensembles des gens de la région.

BIO EXPRESS

Sandrine Rousseau est née il y a quarante-trois ans à Maison-Alfort dans le Val de Marne et a grandi à Nieul-sur-Mer, 5 000 âmes, en Charentes-Maritimes. Elle est arrivée à Lille à vingt ans pour ses études d’économie « par choix, précise-t-elle. J’ai eu le coup de foudre pour la région ».

Titulaire d’un doctorat suite à une thèse sur « Economie et environnement, une analyse régulationniste de la rente environnementale », elle est depuis maître de conférences en sciences économiques à l’université de Lille 1 et enseignante-chercheuse au sein du CLERSE (Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques). Cette mère de trois enfants a rejoint EELV en 2009, d’abord sur la liste pour les Européennes, puis pour les Régionales en 2010, où elle a été élue vice-présidente. Elle est également porte-parole nationale du mouvement.

On a aussi beaucoup parlé d’elle, l’an dernier, au moment où elle a témoigné suite au suicide assisté de sa mère.

“Nous demander de fusionner à moyens constants, c’est un scandale !”

DailyNord : Demain, présidente de Région, quelle est votre première action par rapport à la réforme territoriale ?

Sandrine Rousseau : Je vais au Ministère du budget pour réclamer enveloppe supplémentaire de dotation. Là, on met deux régions pas très riches ensemble et on doit faire une fusion avec des dotations qui baissent. C’est un scandale et on va prendre trois ans de retard ! Il est impossible qu’on fusionne à moyens constants ou en diminution. C’est se moquer des gens !

DailyNord : Et au niveau de l’organisation territoriale ?

Sandrine Rousseau : Nord – Pas-de-Calais/Picardie est la seule fusion qui n’ait pas fait l’objet d’une étude d’impact sur les emplois, la réorganisation des administrations, etc. C’est donc la première chose à faire. Et également de s’appliquer à ce que la région n’ait pas qu’un centre, mais plusieurs, comme dans les Länder allemands. C’est pour ça que je pense que les Métropoles européennes sont des erreurs. Elles mettent en danger les autres territoires.

DailyNord : Le siège du Conseil Régional : à Lille ? à Amiens ?

Sandrine Rousseau : On peut en discuter, mais ça me semble difficile de faire un siège en dehors de Lille, même si tous les services n’y seront pas. Mais la question d’Amiens est  centrale, il faut un plan très précis de soutien de l’emploi.

DailyNord : Quel nom pour la région ?

Sandrine Rousseau : Notre position, c’est le référendum. Ce sera l’occasion de réfléchir à notre identité commune. Je ne pense pas que ce soit aux élus de prendre cette décision.

“Qui respecte vraiment les habitants parmi les candidats ?”

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Info people : durant notre entretien, Sandrine Rousseau a commandé deux cafés. Photo : DailyNord.

DailyNord : Question média : le fait que Weo, chaîne du groupe Voix du Nord, soit subventionnée par le Conseil Régional, peut poser question. Comment vous positionnez-vous ?

Sandrine Rousseau : De mémoire, il y a une SEM (société d’économie mixte) qui donne de l’argent à tous les médias télévisés de manière égale. On a besoin de médias en France et que les collectivités en soutiennent n’est pas une atteinte à la démocratie à condition que les aides soit justement réparties et qu’il n’y ait aucune interférence dans la ligne éditoriale.

DailyNord : Comment allez-vous faire entendre votre voix dans un scrutin ultra-nationalisé, avec deux figures nationales, Marine Le Pen et Xavier Bertrand ?

Sandrine Rousseau : Je n’ai pas vu Le Pen faire campagne ici. Elle s’essuie les pieds sur les habitants de la région plutôt et pense à la Présidentielle. Quant à Xavier Bertrand, il veut rétablir l’épandage aérien des pesticides… Les effets sur la santé sont avérés. La question, c’est qui respecte vraiment les habitants parmi les candidats ?

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