EXCLUSIF DE CHEZ EXCLUSIF

Rebrousse-poil Par | 06H50 | 22 septembre 2015

Interview posthume de Pierre Mauroy (1/2) : “Pour les régionales, j’aurais fait autrement”

Son sillage s’estompe mais sa mémoire reste vivante. Puisque la région risque de basculer vers la droite ou l’extrême-droite, DailyNord s’est demandé ce que penserait l’ancien Premier ministre de la politique régionale, des ambitions personnelles, de Martine Aubry, celle qui lui a succédé. Une interview-télépathie en deux parties. 

Retrouvez la deuxième partie de cet entretien “Martine est parfois trop… têtue” ici.

pierre-mauroy-texte

Pierre Mauroy en exclusivité sur DailyNord. Photo archives Baziz Chibane.

DailyNord : Les sondages parus tout récemment donnent Marine Le Pen favorite et la gauche à la peine. Qu’en pensez-vous ? 

Pierre Mauroy : Favorite, dans le cadre d’une triangulaire. Vous savez, entre les deux tours, il peut se passer tellement de choses. Mais c’est vrai, le premier tour fixera l’opinion. L’électorat est si, comment dire ? si bouleversé, que je doute qu’un électro-choc puisse modifier les lignes. Les stratégies des partis sont prises en défaut. L’électeur a repris la main. Même pour voter Front national ! Le parti des abstentionnistes va également jouer un rôle.

DailyNord : Comment résoudre le problème de la division à gauche pour ces régionales ? Que feriez-vous ?

Pierre Mauroy : Quand on a une majorité, on la fait. Je regarde les résultats de la gauche – le bloc de gauche – aux dernières européennes sur nos deux régions. Je constate qu’ils ne sont pas si mauvais. Aux cantonales* idem, et le Pas de Calais reste à nous. Reste à rassembler. Au premier tour, on s’adresse à son camp, au second on élargit, pour la gauche c’est au centre. Je ne sous-estime pas la montée du FN, ni de la droite aux municipales et aux cantonales. Pour gagner une élection, il faut un électorat, un programme, une dynamique et un leader. Ou une tête de liste, si vous préférez.

DailyNord : Comme vous** ?

….(Il sourit en agitant ses longues mains)

“Ils pourront toujours dire après, c’est la faute au voisin”

DailyNord : On a l’impression qu’à gauche, ils s’étripent pour être en haut de l’affiche, non ? Pierre de Saintignon, Sandrine Rousseau, Frédéric Cuvillier, Fabien Roussel, le mieux est donc de partir seul sur une liste ?

Pierre Mauroy : Je pense que leur problème sera d’éviter d’endosser de plein fouet la responsabilité de l’échec et, donc, de l’alternance des deux régions. En partant seuls, ils restent en haut de l’affiche comme vous dites, et ils pourront toujours dire APRES, c’est la faute au voisin…Je déplore cet état de fait. Car il sera difficile de recoller les morceaux. Pour s’opposer et reconquérir. Un échec est moins lourd à porter si l’on est ensemble, non ?

DailyNord : De plein fouet, vous avez le sens de la formule. Ils se comportent comme des sénateurs en phase de renouvellement, finalement…

Pierre Mauroy : Des sénateurs de droite. Vous remarquerez que mes listes aux sénatoriales (NDLR : en 1992 et 2001) ont toujours obtenu de très bons scores, même Madame Blandin est venue sur ma liste (NDLR : ancienne présidente verte du conseil régional). A droite, c’est chacun pour soi. Dommage qu’à gauche, ils leur ressemblent tellement maintenant.

DailyNord : La région au FN, ce serait un séisme, non ?

Pierre Mauroy :Une catastrophe. La fille de Jean-Marie Le Pen présidente de deux régions à la fois, en fait…C’est la conjonction d’un état de l’opinion, d’un mode de scrutin, la proportionnelle, et de choix tactiques. On ne peut pas mettre sur le même plan la fameuse élection de 1992, quand Madame Blandin, une écologiste – et je vous rappelle que l’année suivante, le mouvement vert basculera à gauche, ce que l’on pressentait mais en 1992 ce n’était pas évident – avait été portée à la présidence pour ne pas laisser la région à Monsieur Borloo qui ne m’inspirait pas confiance. Ou à Monsieur Legendre qui avait avec lui des personnalités très à droite. Je ne pense pas qu’il s’agirait d’un “intérim” comme avec Madame Blandin. Si Marine Le Pen est élue présidente, elle sera favorite dans six ans et elle se représentera. Elle mettra toute son énergie pour être élue cette année, croyez-moi. Car elle est mieux placée dans cette élection régionale que pour la présidentielle.

“On ne peut pas leur infliger en plus une Marine Le Pen”

DailyNord : Et à droite ? Xavier Bertrand…

Pierre Mauroy : Je lis de-ci de-là ce qu’il déclare…Il m’apparaît comme un homme sûr de sa droite. Et puis ce jeune maire de Tourcoing qui m’inquiète aussi…

DailyNord : Vous appelleriez à voter pour lui pour faire barrage à Marine Le Pen ?

Pierre Mauroy : (Il réfléchit) En dernier recours, oui. Je pense à tous les démunis, les précaires, qui subissent la crise et qui souffrent. Trop c’est trop. On ne peut pas leur infliger en plus une Marine Le Pen. (Il re-réfléchit). Je dis bien en dernier recours. Mais j’aurais engagé les opérations différemment, vous vous doutez bien. Perdre, oui mais unis, et sauver un maximum de meubles aussi. Ce peut-être des sièges ou un score honorable qui préserve l’avenir. Faire élire un adversaire et s’en désolidariser, ensuite, un soutien initial sans participation ensuite, les motifs de rupture ne manqueront pas, un choix sélectif sur les votes comme le budget, faire bouger les lignes de l’assemblée, travailler les élus centristes, que sais-je, à ce jeu les socialistes savent faire, je crois. Même si le mode scrutin accorde une majorité absolue à la liste arrivée en tête, un conseil régional avec trois forces, la gauche réunie, le FN dans son coin et la droite qui ne sait comment gouverner et qui godille… Une majorité relative est une épreuve, croyez-moi. Je pense que Marine Le Pen n’en a ni l’expérience ni les moyens…Ni la droite d’ici d’ailleurs.

DailyNord : De la politique politicienne, non ?

Pierre Mauroy : Vous avez raison, les gens en ont marre. Le dialogue entre la population et ses représentants reste à améliorer. A ré-inventer.

DailyNord : Quelle erreur la gauche a-t-elle commise devant la montée du Front national et ses derniers résultats électoraux ?

Pierre Mauroy : Nous avons délaissé les campagnes, et ces territoires loin des pouvoirs. Nous avons oublié les ouvriers et le monde de ceux qui se lèvent tôt. C’est incroyable que Sarkozy ait gagné en 2007 sur ce thème ! Du coup, la droite l’exploite encore. La gauche a été pillée et s’est laissée piller. Même l’environnement ! Vous me demandez si l’environnement et l’écologie sont des valeurs de gauche. Je réponds oui dans le sens où c’est vital pour l’avenir et pour nos enfants. Mais ce n’est pas une valeur de parti, sur laquelle on fonde l’alpha et l’omega d’un mouvement politique. Je n’ai rien contre un peu d’idéologie, mais là c’est trop ! Ce que les verts ont négligé et je ne les ai jamais bien compris à cause de cela. Quand je pense que je leur ai offert la maison de l’environnement à Lille ! S’opposer au FN c’est bien. Mais il faut un vrai programme après. Et puis nous avons sous-estimé la capacité de Marine Le Pen à s’imposer dans les esprits. Plus son père se rappelle au bon souvenir de l’opinion, quelle farce ! Plus elle imprime sa marque.

Le FN se réclame de lui : “Il leur faut des références puisqu’ils n’ont pas d’histoire ni de grands noms”

DailyNord : Le Front national se réclame de vous pourtant ? 

Pierre Mauroy : Il leur faut des références puisqu’ils n’ont pas d’histoire ni de grands noms. A part Jean-Marie Le Pen qu’ils veulent faire oublier. Alors, ils braconnent chez les voisins. C’est à la gauche, au PS et aux autres partis, d’expliquer que Marine Le Pen qui marche dans mes pas, c’est absurde. Mais je constate que sa petite musique est écoutée et même entendue. Il y a une crise des partis et du militantisme aussi qui ne répondent pas aux questions des gens.

DailyNord : Le PS a-t-il une quelconque responsabilité, je pense à celui du Pas de Calais ?

Pierre Mauroy :  Ils sont encore très marqués par le guesdisme d’il y a cent ans. Ce mélange de marxisme idéologique et d’esprit de clan. La guerre qu’ils menaient contre les communistes, historiquement première force politique dans ce département, les amenaient à surenchérir, à forcer le trait. Ils se sont battus avec les mêmes armes : doctrine, idéologie, autoritarisme,…Ils ont pris de mauvaises habitudes. C’est vous qui utilisez l’expression de socialisme municipal, je crois.

DailyNord : Héréditaire, familial, même…comme sous l’Ancien Régime. A droite, ça se comprend. Mais à gauche ?

Pierre Mauroy : …Oui, évidemment…revenons au Pas de Calais. Je n’ai jamais très bien compris pourquoi ils avaient voulu imiter le parti communiste à ce point. Et les dérives d’Hénin-Beaumont le prouvent. Attention, je ne stigmatise pas les communistes. J’ai rencontré chez eux des types formidables. Je constate que les dérives de la droite ne sont pas moins répréhensibles. Bygmalion, vous connaissez ? Une campagne électorale qui dépasse le plafond autorisé au delà de tout entendement…A gauche, il n’y a que des hommes. A droite, en plus il y a l’argent. Beaucoup d’argent.

“Martine est une personnalité complexe”

DailyNord : Vos dauphins sont en train de prendre leur revanche sur le clan Aubry, non ?

Pierre Mauroy :  (Silence)….Vous savez…Martine est une personnalité complexe. Je l’avais fait venir à Lille par amitié pour Jacques Delors. Il fallait une majorité soudée depuis les chrétiens du centre jusqu’aux communistes, Lille est ainsi. Martine était l’une de ces composantes, à un moment où Lille franchissait un cap au niveau européen avec la candidature aux J.O, avec le passage à l’euro,… Et puis j’avais besoin d’elle pour boucler le dossier d’Euralille, sur de mauvais rails même si j’avais arraché à la SNCF, le croisement des TGV à Lille…la crise des années 90/91 nous a surpris. Je dois dire que les banquiers ont été impeccables. Quant à mes dauphins comme vous les appelez, …C’est vous qui me reprochez d’en avoir usé quelques-uns ? Laissez-moi un peu de temps pour rassembler quelques idées…

DailyNord : Je reviendrai donc à la charge. Martine Aubry a annoncé que c’était son dernier mandat. Puis a semblé se raviser…tout comme elle s’est défaussée pour prendre le leadership à gauche pour les régionales…tout comme elle a reculé devant un retour au gouvernement de François Hollande…

Pierre Mauroy :  Martine…(soupir…). J’ai bien connu son père, Jacques. Il ne voulait pas être élu mais nommé. Ce que j’avais fait en le proposant à François Mitterrand comme ministre des Finances et de l’économie dans mes gouvernements. Il aurait bien voulu me succéder à Matignon, d’ailleurs. Mais n’avait pas de surface politique au sens électoral du terme, à part un mandat de député européen. Il avait trouvé une petite mairie quelque part en région parisienne, mais on trouvait que ça faisait un peu court tout de même. Député européen, ça lui allait bien en fait. Puisqu’il prendra la présidence de la commission européenne qu’il exerça avec talent. Martine, c’est la fille de son père. Comme ministre, ça déménage, passez-moi l’expression. Personne n’aime être battu. Personne n’aime se sacrifier, il faut donc se préparer. Oui, je l’aurais bien vue à la tête d’une grande liste de rassemblement à gauche pour ces régionales. Et les centristes, qui ont toujours rejoint mes majorités à Lille, ce que Martine continue de faire, auront aussi une certaine responsabilité si Marine Le Pen ou la droite dure arrivent à leurs fins.

DailyNord : …Et il y a eu des hauts et des bas. Nous y reviendrons. Vous n’avez pas répondu : pourquoi n’a-t-elle pas insisté pour revenir dans un gouvernement ?

Pierre Mauroy : Elle aurait du le faire en 2012. On en avait parlé. Un grand ministère de l’intelligence – quelle drôle d’appellation – qui aurait regroupé, l’éducation, la culture, le numérique, les universités et la recherche…un peu sur le modèle de son grand portefeuille social avec Jospin. Quant à ses relations orageuses avec François Hollande, je sais bien que c’est la version officielle…mais je suis sûr qu’il y avait moyen de s’entendre. Vous remarquerez que j’ai bien dit un grand ministère et pas Matignon, où le tandem avec l’Elysée doit être, comment dire, solide. J’en sais quelque chose.

DailyNord :  Et au début de l’année, ou un peu avant, après deux ans comme super-ministre, elle revient à Lille pour remettre de l’ordre aux régionales, dans le camp socialiste et au-delà…

Pierre Mauroy : Oui, c’est un scenario qui aurait pu fonctionner. J’ajoute que l’arrivée de Manuel Valls à Matignon et du jeune Macron la dédouanait du péché de social-libéralisme. Il n’était pas difficile de s’éloigner de la ligne présumée trop à droite du gouvernement actuel et de le faire valoir dans une optique électorale, a fortiori à l’échelle régionale. Oui, il y avait un coup à jouer. Faire de la politique, c’est anticiper.

DailyNord : Pourquoi n’a-t-elle pas étendu son autorité comme vous l’aviez fait ?

Pierre Mauroy :  Le tempérament. Quand ça ne passe pas, elle sombre dans l’autoritarisme, le passage en force. C’est sa grande erreur. Elle gère sa collectivité comme un ministère. Ensuite, la fédération socialiste du Nord. Je n’ai pas dit les socialistes du Nord. Mais sous sortions d’un épisode de quelques années juste après le 21 avril 2002. Les esprits s’étaient échauffés. La fédération était “mélenchonisée” comme vous dites, avant l’heure. Les choses ont été reprises en main ensuite. Mais l’unité idéologique était cassée pour longtemps. Les militants étaient tiraillés, déboussolés. Et puis il y a eu des problèmes de rapports inter-personnels, c’est vrai. Avant le PS avait des “courants”, ce qui permettait d’aplanir les problèmes de personnes, de les apaiser presque. Les congrès étaient faits pour çà, aussi. Les idées primaient. Aujourd’hui on se sert du PS.

DailyNord : Pourtant, elle a été la première secrétaire du PS il n’y a pas si longtemps,

Pierre Mauroy : Oui, mais cela n’excluait pas les dissensions, les chamailleries, les clans au niveau départemental ou local.  Je rappelle que le congrès de Reims – qui m’a tellement rappelé celui de Rennes, vraiment un mauvais souvenir –  a jeté une ombre sur la légitimité des urnes et de leur résultat. Elue, oui mais pas comme çà…Comment voulez-vous asseoir une autorité dans ces conditions ? Je veux dire une autorité acceptée par les autres, ce qui permet de travailler en profondeur. Elle s’est contentée de nouer des alliances au niveau national pour gagner des élections, de bien tenir son rôle sur les plateaux télé, attention c’est primordial !  mais le PS au niveau local, fédéral, a été délaissé. Trois ans c’était peut-être insuffisant.

DailyNord : Et puis ce quinquennat et cette primaire de 2011…

Pierre Mauroy : Vous l’avez dit. Sur le quinquennat, il y a une thèse à écrire***. La primaire a été claire et nette après la sortie de route de Dominique Strauss-Kahn. Avec lui, le PS était engagé sur une drôle de pente. Mais tant mieux puisque nous avons gagné. Martine Aubry a perdu cette primaire, et largement, et je pense que cela pèse encore aujourd’hui sur ses choix. Il y avait près de trois millions de votants, c’est çà ? (NDLR : 2,7 millions).

La fusion, “une prime au Front National”

DailyNord : Et cette fusion entre le Nord-Pas de Calais et la Picardie, votre avis ?

Pierre Mauroy : Vu l’état des rapports de forces politiques, c’est une prime au Front national. C’est vous qui l’aviez remarqué, je crois. Fusionner deux régions comme les nôtres n’est pas une idée saugrenue, même si l’Oise reste tournée vers l’Ile-de-France. Je ne sais pas ce que Hollande a dans la tête sur la question de la décentralisation. Moi j’aurais fait une fusion douce, une loi-cadre qui ouvre le jeu et fixe les règles, je pense aux compétences et à la fiscalité. Des régions qui se regroupent lentement, par le bas, par la volonté des élus et de leurs populations, donc sûrement et solidement, en leur laissant l’initiative. A l’échelle d’un quinquennat c’est jouable. Ce qui ne veut pas dire que l’Etat laisse faire. Les deux Normandie, Bourgogne et Franche-Comté, Lorraine et Champagne-Ardennes,…le mouvement serait enclenché et en quelques années on aurait tourné la page avec beaucoup de nouvelles régions. Combien, 13, 15, 16 ? Le nombre importe peu. Mais je ne vais pas refaire une enième réforme territoriale…

Propos recueillis par Marc Prévost (on pardonnera à l’intervieweur de laisser transpirer son point de vue…)

Retrouvez la deuxième partie de cet entretien “Martine est parfois trop… têtue” ici.

* L’ancien premier ministre est resté attaché au canton et emploie encore le terme ad hoc. Il fut conseiller général du Nord en…1967. Canton du Cateau-Cambrésis et vice-président du conseil général du Nord.

** Pierre Mauroy a été le premier président du conseil régional Nord-Pas de Calais en 1974. Les membres en étaient nommés.

***  Au moment du débat sur le quinquennat sous le magistère Jospin (1997-2002), le maire de Lille s’était prononçé pour un septennat non renouvelable. Une idée qui refait parfois surface.

Un peu plus de DailyNord ?

1 Commentaire

Réagir à cet article

La rédaction de DailyNord modère tous les commentaires, ce qui explique qu'ils n'apparaissent pas immédiatement (le délai peut être de quelques heures). Pour qu'un commentaire soit validé, nous vous rappelons qu'il doit être en corrélation avec le sujet, constructif et respectueux vis-à-vis des journalistes comme des précédents commentateurs. Tout commentaire qui ne respecterait pas ce cadre ne sera pas publié. Evidemment, DailyNord ne publiera aucun contenu illicite. N'hésitez pas à avertir la rédaction à info(at)dailynord.fr (remplacer le "at" par "@") si vous jugiez un propos ou contenu illicite, diffamatoire, injurieux, xénophobe, etc.

Les articles de DailyNord les...

Bienvenue dans la ville la plus étrange des Hauts-de-France

Elle pourrait loger 5 000 personnes, mais cette ville n'aura jamais d'habitants. Découvrez pourquoi.

Les vraies raisons de la baisse de fréquentation du Louvre-Lens

Baisse de fréquentation, impacts économiques limités sur le Lensois, DailyNord a enquêté sur le Louvre-Lens. Une enquête en trois volets à consommer sans modération.

Comment le Conseil régional compte affaiblir les associations écologistes

Baisse de subventions ou coupures sans préavis, DailyNord révèle comment le Conseil régional des Hauts-de-France a l'intention d'affaiblir les associations qui gravitent autour de l'écologie et de l'environnement. Retrouvez notre enquête.

Pour ne plus jamais louper un excellent article de DailyNord

L’unique et le seul dictionnaire officiel du Nord – Pas-de-Calais

Retrouvez toutes les définitions du Petit dico décalé du Nord - Pas-de-Calais

Les livres avec Eulalie

Mais qu’est-ce que vous êtes en train de lire ?

>>> Découvrez le DailyProjet

Partenaire