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Martine Aubry : peu d’entrain pour le Quai

Petit théâtre de Martine Aubry | Région Par | 25 septembre 2015

Laurent Fabius en partance pour la présidence du conseil constitutionnel c’est du sûr. L’ancien premier ministre de François Mitterrand n’a jamais caché son appétit pour le fauteuil présidentiel des sages de la rue Montpensier (voir billet du 26 mai 2014 : Européennes : le débriefing) et son parcours ministériel – “hénaurme” et accumulé depuis trois décennies – le laisse envisager une des plus belles portes de sortie de la république. Mais alors, qui pour remplacer “Lolo” au quai d’Orsay, un portefeuille qu’il occupe depuis 2012. A Paris, on chuchote le nom de la maire de Lille. Peut-être les observateurs de la capitale n’ont ils pas remarqué le débat qui agite le landerneau régional ? Et les difficultés que rencontre Titine de Fer depuis une bonne année, passablement affaiblie politiquement. Que ce soit pour les régionales, où la gauche risque de perdre son hégémonie ou sur la métropole lilloise que l’ancienne ministre de Jospin a dû céder à un troisième homme (le maire rural Damien Castelain). La maire de Lille est sur la défensive et un come-back gouvernemental prendrait la forme d’une désertion locale et d’un opportunisme personnel, alors que les appétits s’aiguisent jusque sur les marches du perron de l’Hôtel de Ville, et dans son propre camp. La promotion et le retour de Martine Aubry aux affaires gouvernementales aurait certes des avantages pour le tandem Hollande/Valls, mais l’inverse n’est pas forcément acquis. Imposer le silence à une figure de proue de la gauche du PS, muselée par le principe de collégialité gouvernementale, serait dans l’ordre des choses y compris dans l’optique de la présidentielle de 2017. Accessoirement, faire asseoir Madame Aubry à côté de Monsieur Macron au conseil des ministres ne manque pas de sel (“Ras-le-bol, Emmanuel, pousse-toi sur la droite…”). Le tout sous l’oeil avisé de Monsieur Kanner qui lorgne sur le trône majoral lillois…Question subsidiaire et rabâchée… : le voudrait-elle vraiment ? Jouer les prises de guerre n’est pas dans sa nature. D’autant que si Martine Aubry possède l’envergure technique et intellectuelle d’une telle responsabilité régalienne, elle n’a jamais réellement nourri une équation internationale, sauf en matière culturelle. Elisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères ou Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris, affichent eux aussi le talent nécessaire. Et certainement l’envie indispensable.

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