RECYCLAGE

Recyclage Par | 07H15 | 10 juin 2015

Le plus grand collectionneur de Playmobil au monde habite dans le Pas-de-Calais ! (Et nous l’avions rencontré)

Alors que les collectionneurs pleurent actuellement le décès depuis de Horst Brandstätter, le patron de Playmobil, à l’origine des célèbres figurines, on s’est souvenu que l’on avait rencontré le plus grand collectionneur au monde de Playmobils quelque part dans le Pas-de-Calais. Nan ? Si.

Vous ne verrez pas la collection de notre Nordiste collectionneur de Playmobil, l'homme souhaite rester discret. Crédit photo patries71 sur FlickR

Vous ne verrez pas la collection de notre Nordiste collectionneur de Playmobil, l’homme souhaite rester discret. Crédit photo patries71 sur FlickR

Article initialement publié en janvier 2013. Tous les propos des interviewés datent de cette époque.

Et le plus grand collectionneur au monde de Playmobil oeuvre sous nos latitudes ! Enfin, c’est difficile à prouver, mais à visiter la maison de Jmi, un quadragénaire du Pas-de-Calais, on ne doit pas être loin du compte. D’ailleurs, il lui est très difficile de tenir les comptes des personnages de marque allemande. Une passion dévorante entamée depuis son plus jeune âge, au point qu’aujourd’hui, il possède des milliers de Playmobil. Ça valait bien un petit portrait.

Un peu barré, Jmi ? A première vue, on serait tenté de le penser. Un mec qui passe son temps à collectionner des Playmobil, au point d’avoir aujourd’hui l’une des plus grosses collections de la planète, voire la plus importante (vous vous doutez que ce n’est pas aisé de vérifier la chose) a forcément quelque chose de louche. Et on imagine avant de pousser la porte de sa maison, paumée dans un petit village du Pas-de-Calais, un tas de choses : pas de femme, pas d’enfant, un reclus sans boulot, bref, toute une litanie de clichés. Pas de pot : Jmi (qui souhaite garder l’anonymat, vous allez comprendre pourquoi) est directeur d’usine, est marié et a même un enfant. Et des milliers de Playmobil.

Chalets sous alarmes et milliers de Playmobil

« La plus belle part de l’homme, c’est sa part d’enfant », affirme-t-il d’emblée. On ne va pas le contredire. Sa part d’enfant, elle, s’expose déjà dans son salon où il est en train de construire un échafaudage de Playmobil. “Pour faire un diorama (une scénographie, Ndlr) représentant une ville en construction.” Quant au reste, cela se trouve dans les quelques chalets qui parsèment son jardin. Le voilà qui sort la clé, débranche l’alarme (car chaque chalet est sous alarme et d’ailleurs « il y a toujours quelqu’un à la maison ») et bienvenue dans un monde qui ferait saliver votre petit dernier et presque vous tirer la larme à l’oeil en souvenir de vos jeunes années : des Playmobil en veux-tu en voilà, en dizaines, voire centaines d’exemplaires, que ce soit les personnages ou les éléments de décors. Là, c’est le côté Far-West (« mon préféré »), là, le côté Belle Epoque, là encore toute la ménagerie. Des milliers et des milliers de pièces, accumulées au fil des années.

Des cowboys et des Indiens

« J’ai commencé ma collection à 7 ans, rappelle Jmi. Je me faisais opérer de l’appendicite. » Et au lieu de lui amener des cours à rattraper, son instit lui amène cinq personnages cow-boys d’un tout nouveau jouet, sorti l’année d’avant d’esprits d’Outre-Rhin. Cinq Playmobil. « Et comme dit cow-boy, dit Indiens, ma mère est allée m’en acheter. » Que n’avait-elle pas fait… Là, le garçonnet se prend de passion pour les bonhommes qui vont bercer des générations de gamins : à Noël, aux anniversaires, il ne réclame plus que ça. « A 11 ans, j’ai installé des étagères, puis un peu plus tard, j’ai aussi commencé à m’en acheter avec mon argent de poche. » S’en suivra une courte période d’arrêt (l’adolescence, logique) avant de reprendre, épaulé par celle qui deviendra sa femme, elle aussi très intéressée par les Playmobil. Ces deux là étaient fait pour se rencontrer : « Quand on a commencé à gagner notre vie, on écumait toutes les villes pour les magasins de jouets. Même dans les pays étrangers comme l’Italie ou l’Espagne. On n’avait pas d’enfants, les moyens financiers, alors… »

Des scénographies gigantesques

Mais voilà, Jmi fait ça dans son coin. Et il ne se rend pas compte que dans les milieux spécialisés, une drôle de rumeur court. Un bonhomme, un Français, aurait une collection très impressionnante, certainement la plus importante du monde. « Je me suis rendu compte dans des salons consacrés aux Playmobil qu’on parlait de moi. Du coup, j’ai eu envie de montrer mon travail. » Pas d’ouvrir sa maison, (même si à terme, c’est plus au moins prévu), mais de participer à quelques-uns des rassemblements de collectionneurs qui se tiennent dans les communes de la région et d’ailleurs. Des rencontres qui consistent à monter des dioramas de Playmobil. Et avec Jmi, on est évidemment dans la démesure : le bonhomme présente une expo sur la troisième Croisade avec un château de 28 m2 (composé de 70 châteaux assemblés et 1500 animaux et personnages) ; une seconde sur la Guerre de Sécession (36 m2n 2 000 personnages et animaux); etc. Des dioramas gigantesques auxquels il consacre une partie de son temps libre (« je ne regarde pas la télé »), en assemblant les pièces, personnalisant les personnages, et créant toujours de nouveaux décors (une représentation de Nausicaa en Playmobil par exemple). De quoi asseoir sa réputation, qui ne l’empêche pas de courir toujours après les nouveautés Playmobil, désormais accompagné en plus de son fiston, « qui ne joue pas, il préfère faire des dioramas ! ». Et quand on lui demande à quoi il rêve encore, Jmi réfléchit un instant : « A l’époque, j’aurais rêvé d’avoir le tiers de ma collection actuelle. Mais je me vois bien faire une gigantesque exposition pour mes cinquante ans. La plus grande monde. » Logique pour le plus grand collectionneur du monde.

2 Commentaires

  1. Comme noté, notre article date de quelques années… Il a dû changer d’avis !

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