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Petite histoire Par | 08H04 | 16 avril 2014

Adictiz fête ses cinq ans : et paf la start up !

Adictiz, société de développement de jeux en ligne, vient tout juste de fêter ses cinq ans. Après le succès mondial de Paf le Chien, la start-up nordiste met en perspective son parcours. Dans un contexte ultra-concurrentiel, créer des jeux simples, qui ont pour objectif de plaire au grand public, ne relève pas forcément de l’amusement.

Laboratz, univers déjanté créé par le studio Adictiz à Lomme. Crédit Adictiz.

Laboratz, univers déjanté créé par le studio Adictiz à Lomme. Crédit Adictiz.

Paf Le Chien. Mais si, c’était ce petit chien marron qu’on devait envoyer le plus loin possible. Le jeu avait fait un carton sur Facebook en 2012 avec plus de 14 millions d’afficionados rien qu’en France. Le petit animal était né dans le Nord, au sein d’Euratechnologies à Lomme, tout droit sorti de l’imagination du studio Adictiz. “A la fin de 2012, nous étions passés à près de 40 salariés. Rien qu’avec Paf le chien et Il est con ce pigeon, nous avons totalisé 35 millions de joueurs et accompagné 400 marques”, rappelle Charles Christory, le créateur. La petite start up nordiste venait de prouver sa capacité à développer des jeux en ligne à fort trafic. Et s’invitait du coup sur la scène internationale du “social gaming”, le jeu en ligne. A l’époque, le jeune dirigeant espérait même passer le cap des 100 collaborateurs d’ici 2015.

Concurrence mondiale

Deux ans plus tard, Adictiz en est toujours à 38 salariés pour 2 millions d’euros de chiffre d’affaires. “Suite à Paf le Chien, j’ai réussi une levée de fonds de deux millions d’euros auprès d’investisseurs mais à l’échelle internationale, ce n’est pas grand chose”. La start up lommoise doit en effet rivaliser avec des géants comme Candy Crush, dont le créateur britannique King.com est valorisé en bourse à plusieurs milliards d’euros. “Nous sommes quotidiennement en concurrence directe avec des Anglais, des Chinois, des Américains, des Allemands, qui comme nous peuvent distribuer leurs jeux sur différentes plates-formes comme Apple, Facebook ou Android. Dans ce contexte, nous ne pouvons pas nous contenter d’être bons. Nous devons viser l’excellence.”

“Paf Le Chien était un bon jeu car la mécanique était hyper simple”, confie Charles Christory. Mais ne gagne pas à tous les coups qui veut. Dernier exemple avec Flappy Bird, un jeu d’obstacle ultra-basique créé en quelques jours par un Vietnamien de 29 ans. “Le jeu existait depuis un an. Et d’un coup, c’est un carton mondial. C’est un phénomène qui ne s’explique pas”. Adictiz est évidemment soumis au même principe : le jeu peut faire un carton mondial, soit un flop total.

Jouer mais aussi diffuser

Adictiz affine donc sa stratégie d’année en année. A investi l’année dernière pour améliorer la qualité de ses jeux, notamment d’un point de vue graphique. Et compte mieux structurer cette année la partie “exploitation” des produits, l’étape qui vient juste après le développement proprement dit. Car ce n’est pas tout de mettre au point un bon jeu, il faut aussi savoir le diffuser. Le modèle économique du “gaming” reposant à la fois sur la publicité pendant le jeu mais aussi sur l’addiction, qui génère des achats de vies, d’options ou de crédits (ce qu’on appelle le taux de conversion). L’entreprise propose également une solution clef en main “Adictiz Box” pour permettre aux marques de développer leurs propres jeux sans rien n’y connaître et de le diffuser sur toutes les plates-formes.

Dernier produit phare sorti : le jeu Laboratz, premier jeu de cartes à collectionner en mode multijoueurs. D’abord sorti il y a un an sur Facebook, le jeu compte 4 millions de joueurs. Proposé depuis un peu plus d’un mois sur mobiles avec IOS et Android, l’appli compte déjà 250 000 utilisateurs. Un bon début. Comment Charles Christory voit la suite? Il ne manque pas de projet avec bientôt l’épisode 2 de “Il est con ce pigeon”, un troisième volet de Paf le Chien prévu pour septembre ainsi qu’une série animée de Paf le Chien d’ici 2016. “Je reste motivé, l’envie est restée intacte”, assure Charles Christory. “Apple croit en nous. Reste à nous adapter à un écosystème mondialisé, où tout va finalement très vite. Notre objectif aujourd’hui : réussir à passer à la vitesse supérieure.”

 

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