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2012-2013, c’était aussi une saison de basketteurs dans le Nord – Pas-de-Calais !

Petite histoire Par | 28 mai 2013

BASKET. Il n’y a pas que le football dans la vie et dans le Nord – Pas-de-Calais. La preuve : après nos quelques leçons à destination du LOSC, du VAFC, du RC Lens ou de l’UBSCO, place au basket-ball. Parce que la saison a été riche. Et que l’on s’est dit que ça valait quand même le coup d’évoquer une spécificité régionale, car le Nord – Pas-de-Calais aura tout de même cinq clubs en Pro B l’an prochain.

 

Le bilan comptable : cinq en ProB, un en ProA

Orchies est monté et Denain a sauvé sa tête. Résultat : l’année prochaine, pas moins de cinq clubs masculins de la région évolueront en pro B, l’antichambre de la pro A dont les meilleurs eux-mêmes accèdent aux coupes européennes. Un de plus que cette année. Autrement dit, le niveau juste en-dessous de celui de l’élite nationale. Un phénomène révélateur de l’engouement régional pour le basket. Le Portel, Boulogne-sur-Mer, Denain, Lille, Orchies, autant de clubs qui ne sont plus “petits”, mais se démènent plutôt bien dans un championnat relevé : les clubs de pro A relégués dans la division inférieure deviennent un gros morceau. Pour le moment, seul le Basket club maritime de Gravelines Dunkerque joue en pro A  au sommet du tableau mais le palmarès du club régulièrement engagé au niveau européen lui permet de revendiquer le rôle de moteur dans une région qui compte nombre de formations ayant tutoyé les sommets : Denain, Berck (entrainé par Jean Galle), en particulier, dont les derbys étaient de grands événements sportifs. Bémol cependant que notait la Basse Chronique des Hauts de France, samedi : pour la deuxième année consécutive, le Basket Club Maritime se fait éjecter dès les quarts de finales après avoir cavalé en tête de la saison régulière.

Des équipements inaugurés, d’autres en gestation

Le basket est spectaculaire et se joue en salle, le public reste près des joueurs, et les règles sont inspirées du jeu américain. Donc, ce sport est parfaitement capable de faire le plein en hiver et subit peu les aléas climatiques, et les équipements coûtent moins chers à entretenir qu’un grand stade par exemple. Témoin, la nouvelle salle Pubeco Pévèle Arena d’une capacité de 5000 spectateurs et inaugurée au début de l’année et promise haut-lieu de rencontres sportives dont le basket, avec le club d’Orchies à demeure. Un coût maîtrisé faut-il souligner d’une dizaine de millions d’euros. Bon, à Dunkerque, il y a aussi le projet de nouvelle enceinte omnisports, l’Arena, pour accueillir le BCM, mais là, on ne boxe plus dans la même catégorie de portefeuille : 112 millions la facture, ça fait mal d’avance (relire :l’Arena, une pyramide surdimensionnée ?).

Quelques joueurs phares

L’ouverture des frontières joue aussi dans le basket. Les Américains – le basket est un des sports nationaux aux Etats-Unis avec le football américain et le base-ball- restent le plus fameux réservoir de talents. Mais les joueurs des pays de l’est (pays baltes, Russie,…) et d’Afrique montrent que ce sport s’est mondialisé. Et le mercato à l’échelle européenne et quasi-permanent alimente un turn-over qui tient en haleine le public. On citera l’arrière Jason Siggers, récemment recruté par Strasbourg, club-phare de pro A, après avoir fait les beaux jours du Lille métropole basket club ces dernières saisons. Ou Dwight Buycks. Le meneur gravelinois est considéré comme l’un des meilleurs joueurs étrangers évoluant actuellement en Europe. Mention spéciale pour le natif de l’Arrageois Nando de Colo, parti chercher la gloire en NBA.

Malgré les résultats, un équilibre financier fragile parfois

Pour autant, l’équilibre financier d’un club reste fragile. Ainsi l’AS Denain Voltaire – championne de France en 1965 et berceau de joueurs comme Jean Degros ou Hervé Dubuisson – a-t-elle été placée en redressement judiciaire après son maintien de justesse en pro B. Les autorités fédérales décidaient il y a peu de l’avenir du club : a-t-il les moyens de garantir son équilibre financier pour la suite ? Et il y a quelques mois, Anne-Lise Dufour-Tonini, députée-maire de la ville, nous confiait son sentiment : “Aux nouvelles personnes à la tête du club de trouver les 500 000 euros qui manquent chaque année en prospectant. S’ils n’y arrivent pas, c’est peut-être que l’on ne peut pas rester en PRO B“. Le basket… aussi une histoire d’argent. Mais tout est bien qui finit bien : le club denaisien pourra continuer au deuxième échelon national, mais avec une masse salariale encadrée.

Crédit photo : Commons Wikimedias

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3 Commentaires

  1. Et les filles Marc? Trois clubs dans l’élite, enfin ça c’était pour cette saison. Ce le sera encore parce que Arras, avant-dernier et Saint-Amand, dernier, devraient être repêchés suite aux rétrogradations de Lyon et Perpignan pour raisons financières (sources LFB). Sur le plan du palmarès, y a pas photo entre les mecs et les nanas: pour mémoire Arras a gagné la coupe de France l’an dernier après avoir été en finale d’une coupe d’Europe la saison précédente; feu l’USVO c’est accessoirement deux coupes d’Europe des clubs champions (la dernière en 2004, c’était hier)… avant de s’écrouler financièrement et disparaitre. Comme vous le mentionnez en fin de papier, les pépètes deviennent difficile à grappiller, parce le foot passe souvent avant. Et comme il y a de moins en moins de sous, cela devient un parcours du combattant chez les dirigeants pour boucler les budgets. J’en tiens pour preuve la chute de Liévin, institution du basket dans la région, passé de la Nationale 1 (antichambre de la pro B) à la régionale pour quelques dizaines de milliers d’euros manquant. C’est dire qu’on peut très vite passer de grandeur à décadence. Surtout quand le bateau-usine foot, une fois passé, ne laisse plus que les derniers petits poissons aux autres.

  2. Ah les filles, ah les filles ! ….c’est de ton temps, ça aussi hein ?

  3. Entre autres. Heureusement, dans ce Bonheur des dames, il y avait plus de Sandra Le Dréan (waouw!) que de Ouliana Semionova (2m13 , pointure 58!). Cette dernière est sans doute le plus gros palmarès mondial du basket féminin (regardez sur wikipedia). On l’a oublié mais elle a passé une saison à l’USVO mais sans laisser un grand souvenir puisque plus que sur le déclin. C’était une petite folie de Robert Leroux, le dernier des grands mécènes du basket régional. “Toute une époque” comme dirait Blier.

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