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Football : mais où en est l’USBCO ?

Petite histoire Par | 21 mars 2013

RETOUR SUR. Pendant que le LOSC et le VAFC jouent dans des stades flambants neufs contre des équipes de Ligue 1, que le RC Lens traîne en Ligue 2, mais va disputer un quart de finale de Coupe de France, un quatrième club nordiste est à la peine : l’USBCO. Evoluant en National, le club de Boulogne-sur-Mer n’est même pas encore sûr d’y rester. Il y a trois ans, il participait aux joutes de Ligue 1. Un gâchis ? Retour sur une “tragédie” en quatre actes.

Acte 1. En route vers le Paradis

Mai 2009. Le football nordiste est à la fête. En cette fin de saison, une bonne nouvelle se profile pour la suivante. Le Nord – Pas-de-Calais, suite à la remontée express du RC Lens en Ligue 1 et à la montée surprise de Boulogne-sur-Mer au même échelon, va connaître quatre clubs au plus haut niveau hexagonal. Du jamais vu. D’ailleurs, pour le club du littoral, une telle montée n’était pas programmée. En 2005, l’USBCO évoluait encore en championnat de France amateur, avant deux ans plus tard de devenir vice-champion de National et d’accéder à la Ligue 2. Après une saison 2007-2008 où l’USBCO flirte avec la zone rouge, la cuvée 2008-2009 est parfaite : les Maritimes finissent troisièmes de Ligue 2, à la surprise générale. Ils évolueront donc en Ligue 1. Champagne.

Acte 2. 2009-2010 : Le Paradis, comme prévu

Pas de fols espoirs en ce début de saison où l’USBCO va côtoyer les grands du championnat de France comme Bordeaux, Marseille, Lyon ou Paris. La lutte pour le maintien va être serrée. Plus petit budget de L1 (21 millions d’euros, dix fois moins que l’Olympique Lyonnais), pas préparé à la montée, l’USBCO doit faire face à une autre difficulté : trouver un sponsor. Lors du premier match, les Boulonnais affichent même un “Qui ?” sur leur maillot afin d’essayer de séduire quelques partenaires. Mais sportivement, l’équipe n’est pas la fête. L’entraîneur Philippe Montanier, principal artisan des montées successives, a cédé aux sirènes valenciennoises, Grégory Thil, attaquant vedette du club, se blesse longuement, la saison se finit là où l’on se doutait : à la dix-neuvième place, à neuf points du premier non-relégable, avec la pire défense du championnat. Même en Coupe de France, l’USBCO n’aura pas réussi son coup : les Maritimes sont éliminés par les amateurs de Quévilly en quart de finale…

Acte 3 : Le Purgatoire

Qu’à cela ne tienne. On aurait pu imaginer que l’USBCO allait profiter de sa saison en Ligue 1 pour consolider ses positions en Ligue 2 l’année suivante. Après une entame mi-figue, mi-raisin (mais pas ratée), et le licenciement de Laurent Guyot, l’entraîneur à Noël, le club redresse – un peu – la barre avec Michel Estevan. Pas suffisant, ils finiront huitième.

La saison suivante vire au fiasco : l’adjoint de Michel Estevan, Pascal Planque, est viré en début de saison, avant de revenir par la grande porte quand son ancien leader est remercié à son tour… Rien n’y fait, la catastrophe était prévisible : l’USBCO finit une nouvelle fois dix-neuvième, une nouvelle fois avec neuf points de retard sur le premier non-relégable. Même la venue du candidat Hollande aux voeux des partenaires à Paris n’y aura rien changé. Direction le National… avec une nouvelle frayeur avant le début de la saison : les rumeurs font part de comptes du club dans le rouge… La DNCG pourrait même faire plonger le club directement en CFA. Finalement, ça passe.

Acte 4 : Bientôt pire que l’Enfer ?

Avis à ceux qui suivent de loin en loin le football. N’allez plus chercher Georges Tournay du côté de l’USBCO. L’entraîneur a fait les frais d’une première partie de saison calamiteuse et en est réduit à commenter des matchs en ch’ti sur BeIN Sport. Pendant ce temps, au troisième échelon national, Boulogne, s’il retrouve quelques couleurs depuis quelques matchs, végète à la treizième place, avec trente-deux petits points. A seulement quelques points du premier relégable… Trop tôt pour décréter donc que l’USBCO va finir en CFA. Reste qu’on a l’impression d’un beau gâchis : si la montée en Ligue 1 était certainement trop soudaine, la chute est brutale. Quatre entraîneurs ont déjà été “consommés” depuis le départ de Montanier et les mauvais choix se sont multipliés (que même Jacques Wattez reconnaissait au micro de Delta FM, il y a peu, en pointant notamment la première descente en Ligue 2). Trop tard pour y changer quelque chose ?

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