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Saint-Valentin : trois business pour (peut-être) vous trouver l’âme sœur dans la région

DailyUne | Petite histoire Par | 14 février 2012

Le 14 février c’est… le début des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Et surtout le jour de la Saint-Valentin bien sûr. L’occasion pour les amoureux de parader. Et pour les autres ? Ils peuvent toujours tchatter avec Olga, la Russe quelque peu vénale ou se rencarder sur quelques solutions nordistes pour trouver l’âme sœur. Car il y a toujours de petits entrepreneurs malins qui surfent sur la vague de l’amour. Avec des solutions modernes ou dépassées, à vous de choisir.

Business n°1 : jouer aux cartes

« On a décidé de faire l’inverse des sites de rencontre : rencontrer la personne avant de lui parler sur le web », explique David Lemoine, Valenciennois chargé de développement pour une banque et surtout créateur, avec son frère, de Ren-Cards, dont nous avons déjà parlé ici. Petite piqûre de rappel. D’abord, on s’inscrit sur le site Ren-Cards, on crée un profil en quelques minutes puis on imprime des petites cartes où est inscrit un code. Et après ? Et bien, on les distribue. Pendant son jogging, au supermarché, en soirée… « C’est à chacun d’inventer. Les gros dragueurs peuvent très bien les distribuer à tour de bras ! La personne qui trouve une carte suit la démarche inscrite dessus : elle va sur le site, entre le code de la carte et tombe sur le profil de la personne qui lui a donné la carte. » Pourquoi ne pas simplement essayer de lui parler directement ? « L’idée c’est d’aider les timides, c’est une passerelle. On peut donner suite ou pas. On ne donne pas ses coordonnées et tout est entièrement gratuit ». Et ça marche ? « A la création du site en 2009 on a eu une exposition médiatique, Direct 8, un dossier dans Téléstar… » Résultat, 2000 profils créés en très peu de temps. Depuis, ça stagne un peu : trois ans après, il y en a 3500. « Ce sont surtout des gens de la région, à cause du bouche-à-oreille. », explique David Lemoine. Et lui et son frère n’ont plus forcément le temps de s’en occuper « mais le concept existe toujours, j’y reviendrai à un moment donné. » D’autant que le célibat est un marché inépuisable.

Business n°2 : déringardiser le speed dating

Emilie Van Branteghem

L’objectif d’Émilie Van Branteghem, qui, à 24 ans vient de créer Be Loved, une entreprise qui organise des mariages et propose des enterrements de vie de jeunes filles/garçons ? Remettre le speed dating au goût du jour. « Il n’y a rien pour les jeunes célibataires ici, décrète Émilie d’entrée de jeu. Relancer le speed dating ça vient d’un constat, c’est difficile de faire des rencontres sur la région. J’ai fait des sondages auprès de mes ami(e)s, sur des forums, il en ressort qu’il y a une réelle demande ici.» Et les sites de rencontre ? « J’ai moi-même essayé mais ça ne me plaisait pas du tout. ». De là à relancer le speed dating, il n’y a qu’un pas : « Il n’y a que les boîtes de nuit qui organisent ce genre de soirées ici. Rien pour les gens qui veulent quelque chose de sérieux ». D’où la recette suivante, qui nous paraît un peu désuète, mais pourquoi pas : un bar branché et une dizaine de femmes assises sirotant un cocktail tandis que les hommes défilent sous leurs yeux, toutes les 7 à 10 minutes. « C’est à la fois très long et très court. On ajustera en fonction des retours qu’on aura, d’autant plus que souvent les trente premières secondes sont décisives. » Si ça fonctionne, Émilie ne compte pas s’arrêter là : au programme, cours de cuisine, d’œnologie, de déco, tout est bon pour rencontrer l’âme sœur.

Business n°3 : faire cuire des pâtes

Les pâtes, vectrices d’amour ? Oui c’est possible et c’est même le concept des Pastas Party d’Héloïse Dion. Et on n’y mange vraiment que des pâtes « c’est un plat qui réunit tout le monde, c’est convivial et bon enfant », nous dit-on au téléphone. Alors toutes les trois semaines (et pour 35 € en moyenne tout de même), on rencontre d’autres aficionados des pâtes. Héloïse Dion, à l’origine de l’idée « en avait marre du virtuel. Elle a commencé à faire des repas chez elle avec des amis d’amis ». Jusqu’à ce que son logement parisien devienne trop petit. Et que Pastas Party devienne une entreprise, présente dans 25 villes de France. Sur Lille, le concept cartonne, paraît-il. Chaque soirée réunit une cinquantaine de personnes, « de 20 à 70 ans, toutes origines sociales confondues ». « C’est un concept qui s’adresse surtout aux Bridget Jones, les gens entre 30 et 40 ans dont tous les amis se marient et qui souhaitent élargir leur cercle de connaissances ». Et si jamais le courant ne passe pas, on peut manger des pâtes. C’est déjà ça.

Crédit photo de Une : Daniel Moyle sur Flickr

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1 Commentaire

  1. Et pour ceux qui loupent leur Saint-Valentin, il y a l’oral de rattrapage demain, c’est la Saint-Claude!

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