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Sécheresse : le breuvage régional menacé ?

DailyUne Par | 01 juin 2011

Sacrilège ! On n’y avait pas pensé, mais la sécheresse touche bien entendu les récoltes d’orge. Et qui dit orge… dit bière ! Le breuvage régional pour sombrer dans le cliché absolu.  Eh bien, selon Rue 89, le soleil fait grimper le cours d’un orge déjà de mauvaise qualité par la sécheresse… Dans la région, la Brasserie du Pays Flamand, à Blaringhem, anticipe déjà.

« Vous tombez bien. On vient d’acheter six mois de malt d’avance ! » Soit trente tonnes sur les soixante que commande annuellement la Brasserie du Pays Flamand, qui brasse la Bracine. Olivier Duthoit n’y va pas par quatre chemins : la situation actuelle est inquiétante pour la filière régionale et en particulier les brasseurs de petite taille, qui ne sont pas liés par des contrats avec les malteries (à la différence des plus gros brasseurs). « On est sur plusieurs phénomènes, reprend le co-fondateur de la brasserie. Les stocks qui sont bas dans de nombreux pays et la spéculation sur les cours. On a déjà pris 50% en un an… »

Commander maintenant pour ne pas être à court

Commander maintenant pour payer moins cher alors ? Pas seulement : l’inquiétude pour le brasseur, c’est tout simplement de ne plus pouvoir se fournir à terme. « D’où cette commande et nous en referons une certainement prochainement. On ne peut pas se permettre de ne plus brasser. » Avec les conséquences que l’on imagine : sortir de la trésorerie, stocker la matière première en louant des bâtiments supplémentaires, etc. « Nous, on peut se le permettre, on a fait ce choix-là. Mais d’autres brasseurs sont dans des situations plus dramatiques. »

Augmentation des prix à terme ?

On s’en doute, la situation  pourrait contraindre les brasseurs à augmenter le prix de la bière : « On écrase déjà nos marges, reprend Olivier Duthoit. Avec ce qui se profile, ça peut être pire.  » Traduction : on peut s’attendre à au moins 5 ou 6% d’augmentation des bières dans les mois à venir. Uniquement en se basant sur l’impact des matières premières. « Mais nous ne sommes pas les seuls concernés : le pire, ce sera pour les produits alimentaires de nécessité. Les consommateurs ont intérêt à être vigilants. » Sur la bière et sur le reste.

Lire ou relire :

Bières régionales : la classe biberon contre-attaque

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1 Commentaire

  1. Hélas, certains risquent de ne pas supporter la pénurie de ce précieux liquide et de mettre fin à leurs jours …
    Pour une mise en bière, que ne ferait-on pas ?

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