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Touche pas à mon blockhaus !

Textos Par | 14 avril 2010

Vestiges des deux guerres mondiales, ils parsèment encore le territoire régional. Vulgaires verrues paysagères pour certains, témoins de l’Histoire pour d’autres, voilà même qu’on leur découvre des vertus insoupçonnées. Comme en témoigne cette bataille autour de la destruction de bunkers du côté de Wissant (Boulogne-sur-Mer).

Quelques-uns connaissent la rédemption. Après avoir été des instruments de destructions, ils sont utilisés au service de la mémoire et de la paix. A commencer par le blockhaus d’Eperlecques (Saint-Omer), le plus gros dans le nord de la France. Naguère base de lancement de V2 à destination de Londres, l’imposant édifice est classé monument historique depuis 1985 et abrite désormais un musée. Tout comme le bunker voisin de la coupole d’Helfaut, une ancienne base de V2 aussi devenue musée. Toujours au rayon souvenir, à Illies (La Bassée), le maire songe à les ériger en chemin de mémoire en préserver parmi les 67 de sa commune, datés eux de la Première guerre mondiale. Histoire d’y effectuer un chemin de mémoire, et considérant que ces édifices font désormais partie de la mémoire locale (lire l’article de La Voix du Nord, du 14 juin dernier).

Mais la plupart, qu’ils soient du domaine public ou privé, demeurent à l’abandon. Et disparaissent chaque année. Au Touquet, un blockhaus est actuellement détruit à coups de marteaux piqueurs, pour laisser place prochainement à un club house. A quelques encablures de là, à Wissant (Boulogne-sur-Mer), le maire envisage également de faire sauter trois des neuf ouvrages construits durant la Seconde guerre mondiale sur le sol de sa commune. Vous me direz rien de comparable entre ces ruines qui jonchent la plage et les bunkers cités plus haut. D’ailleurs, la dangerosité est bien la première motivation avancée par l’édile qui rêve, au-delà, d’un classement Unesco pour la fort jolie baie de Wissant (20 minutes, France3). Souci, des riverains protestent contre cette destruction. Non pas en vertu d’un quelconque devoir de mémoire, mais simplement en raison de leur utilité. Eh oui, bientôt 70 après leur édification, ces blockhaus conservent une fonction défensive en protégeant le littoral des vagues et du courant.

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