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Le lion des Flandres dans la gueule du loup ?

DailyUne | Réflexions Par | 10 mars 2010

Flandre = xénophobie. Faut pas se leurrer, l’image qui circule dans la région et ailleurs sur les Flamands de France est souvent loin d’être rose. La faute à un lion des Flandres mis à mal par des groupes identitaires, voire nationalistes de l’autre côté de la frontière. Et pendant ce temps, ceux qui oeuvrent à la défense d’une culture flamande en France, mangent leur pain noir en espérant qu’un jour cette association d’idées ne sera plus. Ils y travaillent en tout cas. Et DailyNord a tenté de comprendre pourquoi ce fameux lion était désormais associé à une Flandre xénophobe.

Novembre 2009. Bailleul, jolie petite ville flamande à une encablure de la Belgique. Le maire de la commune vient d’annoncer l’ouverture d’un camp sanitaire de migrants. Pas question d’en faire un Sangatte bis, mais plutôt de recueillir des réfugiés à bout de force et de souffle pour un laps de temps donné. Camp humanitaire en Flandre en fait. Une association locale se chargera de s’occuper de tout ça. Une idée qui ne plaît pas à tout le monde : pendant une réunion publique, de jeunes gens font irruption en brandissant le drapeau flamand. Les Bailleulois en colère ne veulent pas de migrants en Flandre. Et réclament un référendum. Rapidement, ce groupe auto-proclamé ne trouve pourtant plus d’écho. La Voix du Nord locale met en exergue le fait qu’ils ne représentent finalement que très peu de Bailleulois et surtout des liens troublants. Le groupe  fait circuler une pétition : l’adresse renvoie au 144, rue Flament-Reboux à Lambersart. Une adresse qui n’est pas inconnue de ceux qui suivent la chose flamande : c’est en effet là qu’officie la controversée Vlaams Huis, Maison flamande, depuis quelques années… Bailleulois en colère, Vlaams Huis, des communiqués repris par la prétendue agence de presse Novopress où l’on retrouve quelques personnalités très très à droite (souvenez-vous, nous en avions parlé dans DailyNord), quelques recherches sur internet donnent le ton et entraînent vers d’autres sites, pas réputés pour leur tendresse, plus ou moins ouvertement xénophobes ou nationalistes. Point commun d’une partie de ce beau monde ? Ils affectionnent tout particulièrement le drapeau flamand…

« Une peur de tout ce qui se réclame de la Flandre »

Encore une fois donc, le lion des Flandres est donc associé au nationalisme pur et dur ou à une frange de l’extrême-droite… Une situation qui dure depuis des décennies et qui exaspère certains défenseurs d’une culture flamande certes, mais d’une culture flamande juste comme particularité régionale à mettre en avant. Le jeune site internet Den Draed s’en était d’ailleurs insurgé dans un billet, L’utilisation de la Flandre par l’extrême-droite, au mois de décembre : « C’est le gros problème, nous confirme Sébastien, son fondateur et rédacteur. Quand des gens arrivent avec le drapeau flamand en l’agitant tambour battant. Pour servir des causes extrémistes. » Et du coup, avec des agissements de ce type (comme l’affaire du collège Michel-de-Swaen à Dunkerque par exemple il y a quelques années, voir cet article), l’amalgame se crée. Et perdure. Tout ce qui touche à l’identité flamande devient sensible. Avant de contacter Den Draed (voir l’encadré), DailyNord avait patienté quelques semaines afin de voir si celui-ci ne faisait pas le jeu des extrêmes. Ce qui n’étonne en rien son créateur : « Bien sûr, désormais, il y a une peur de tout ce qui se réclame de la Flandre, de cette particularité régionale… Au tout début de Den Draed, l’ANVT mettait aussi de la distance avec moi… Maintenant, je suis dans leurs liens… »

Den Draed, le nouveau venu

Den Draed est un nouveau venu sur le web (septembre 2009). Né, selon son fondateur de 31 ans, un Dunkerquois, après avoir trop entendu Dany Boon ch’ti par là, Dany Boon ch’ti par ici. « Et là, je me suis dit qu’il n’y avait pas de média pour la Flandre. Un média qui aborde des problématiques flamandes. » En trois langues : le français, le néerlandais et le flamand de France (le vlaemsche). Son objectif : proposer une vision transfrontalière sur la Flandre. Et surtout de ne plus avoir « honte de dire qu’on est flamand »…

Le site Den Draed

L’ANVT, l’outil référence

L’ANVT ? Akademie voor nuuze vlaemsche Taele. Ou Institut de la langue régionale flamande si vous préférez. Une association fédérant à la fois d’autres associations de défense de la langue flamande régionale (le vlaemsche) et des élus locaux de Dunkerque à Armentières de tous bords. Référence donc fiable quand on évoque cette nébuleuse flamande. Christian Ghillebaert en est le vice-président. En même temps que l’un des administrateurs du Comité flamand de France. Et il confirme. Redorer l’image du flamand n’est pas une chose facile. «  Bien sûr que nous sommes embêtés avec ces groupuscules qui ne représentent pas grand monde, ni grand chose d’ailleurs. Ils ont récupéré le combat flamand, mais s’ils se trouvaient dans une autre région, ils en feraient de même ailleurs. Avec les identités bretonne ou alsacienne par exemple. » Et le vice-président d’expliquer comment fonctionne l’ANVT : « Notre objectif est de promouvoir le flamand. Nous avons d’autres associations qui sont membres. Mais nous procédons à une sélection minutieuse : il nous est arrivé de demander à une association la démission d’un de ses membres, que nous connaissions comme extrémiste, pour pouvoir intégrer notre fédération d’association. »

L’abbé Gantois, personnage à la fois clé et épouvantail de cette dérive flamande

Mais comment se fait-il donc que la défense de la particularité régionale flamande soit constamment associée à l’extrême-droite ou du moins à une certaine forme d’extrémisme ? Selon Christian Ghillebaert, il faut remonter quelques dizaines d’années en arrière. Aux origines du mouvement régionaliste flamand. « L’Abbé Gantois est en effet le personnage clé-épouvantail de cette affaire, confirme le docteur en science politique qui a écrit une thèse sur Gantois. La fracture remonte à Jules Ferry et l’école obligatoire. Avant, chacun parlait ce qu’il voulait. » Et quelques curés, soutenus par leur hiérarchie écclésiastique, développent un mouvement flamand. Sans idéologie extrémiste d’ailleurs. Plutôt dans une volonté d’asseoir leur domination culturelle. Ce qui sera le cas jusque dans les années 1920-1930, période à laquelle le nationalisme s’étend en Europe. En France, dans quelques régions, dont la Flandre, les mouvements régionalistes se radicalisent. Idem de l’autre côté de la frontière, en Belgique où les mouvements nationalistes surfent déjà depuis plusieurs décennies sur le droit à parler une langue, le néerlandais (la Flandre belge comprend plusieurs régiolectes comme le flamand-occidental et le limbourgeois), en réaction au français dominant parmi les élites.

Oui, et Gantois dans tout ça ? Selon Christian Ghillebaert, l’abbé ne serait finalement qu’un opportuniste. Qui, admiratif des mouvements flamands savants, s’est réapproprié quelques combats. « Il a suivi ces courants de pensées : la création d’une Flandre, qui irait de la Somme, la rivière française, au Dollart, golfe du nord est des Pays-Bas. » Et sa collaboration nazie alors ? Notre historien est plus nuancé : « Gantois a cru tirer parti de l’Allemagne nazie. Pas par idéologie, mais parce qu’il pensait qu’Hitler voulait reproduire le Saint-Empire romain germanique. Sans Rome, mais pour Gantois, l’idée était que cette volonté d’Hitler pourrait permettre une réunification flamande. » Et c’est là que le bât blesse dans la représentation que l’on peut avoir de Gantois : « Gantois n’était pas convaincu de l’idéologie raciste et antisémite… Gantois a d’abord été pris pour un homme de confiance de l’occupant allemand, avant que celui-ci ne soit déçu par l’abbé. Quand il a été condamné à la Libération, c’était pour intelligence avec l’ennemi. A ce que je sache, il n’a jamais dénoncé un Juif.  Il n’était pas anticommuniste non plus. Tout ça, ce n’était pas son problème : lui, c’était la réunification de la Flandre. » Et pour preuve de l’opportunisme de Gantois, on retrouve encore son action une fois qu’il sera libéré : il soutiendra, là,  la construction européenne. Pourquoi ? Disparition des frontières. Et recréation d’un espace flamand à l’intérieur… Toujours suivre le bon mouvement.

L’amalgame fait avec le Vlaams Belang

Gantois donc. On a vu brièvement son parcours. Mais quel rapport avec maintenant, vu que ça fait quand même quelques décennies qu’il n’est plus de ce monde ? Simple, la mémoire de l’abbé est souvent citée en héritage pour revendiquer le nationalisme flamand. En France ou en Belgique. « Il y a eu un réel héritage de Gantois. En Belgique, Karel Dillen, le co-fondateur du Vlaams Blok, cite l’abbé comme l’une des trois personnes qui l’ont inspiré pour l’identité flamande. » Vlaams Blok, ça vous dit quelque chose ? Normal : c’est l’ancêtre du Vlaams Belang où nationalisme, séparatisme et parfois xénophobie font bon ménage. Et deuxième parti flamand du côté belge. Vlaams Belang que l’on retrouve parfois lié (la nébuleuse et les liens entre tous les mouvements vaudraient un article en entier,  on vous le promet pour un de ces jours) à quelques têtes pensantes des mouvements identitaires qui officient dans notre région. Même si tous n’ont pas les mêmes intérêts et profiteraient plutôt ponctuellement de stratégies d’alliances opportunes. Teintées d’idéologies plus ou moins xénophobes. Et un Vlaams Belang qui explique finalement le regard jeté par les Français sur les Flandres françaises et belges. « Il y a une méconnaissance du sujet. Les personnes extérieures associent la Flandre dans son entier au Vlaams Belang. » Du coup, la défense de l’identité flamande devient justement plus difficile à défendre… Et on laisse le champ aux extrémistes de tout poil… Cercle vicieux. Alors que ce bon vieux lion des Flandres n’a rien demandé à personne : « Le vrai lion flamand de France a des griffes rouges et une langue rouge (le tout noir serait l’apanage des partisans de l’indépendance flamande, une transformation qui aurait eu lieu au moment de la perte d’indépendance de la Flandre en Belgique, en signe de deuil, Ndlr). Et si ce lion était extrémiste ou pour une scission de la Flandre française, vous pensez que nos gendarmes régionaux le porteraient sur eux ? L’armée, c’est quand même censé représenter la France, non ? »

Le site de l’Institut de la Langue Régionale Flamande où vous trouverez des liens vers d’autres associations qui oeuvrent à la défense de la culture flamande.

Ce contenu est © DailyNord. Si cet article vous intéresse, vous pouvez reprendre un extrait sur votre site (n’excédant pas la moitié de l’article) en citant bien évidemment la source. Si vous désirez publier l’intégralité de l’article, merci de nous contacter »

14 Commentaires

  1. Merci de cet article. Ce fut un peu le même cas avec l’extrême droite française avec le drapeau français bleu-blanc-rouge. L’appropriation par une minorité d’un symbole… En tout cas, merci de rectifier le tir en écrivant cet article.

  2. VOUS êtes la minorité, vos mouvements sont moribonds et vieillissants, jamais dans la rue et depuis peu sur internet,

    Allez les gars, laissez l’identité aux vrais militants flamands, ils vous laissent volontiers le folklore pour amuser les bourgeois de Paris

  3. Est ce sont qui les “vrais” militants flamands?

  4. Ceux que vous aimez insulter de “fascistes”, “d’extrémistes” alors qu’ils ne font que défendre le peuple flamand contre les menaces de la mondialisation, il est vrai que lorsqu’on a rien à proposer et qu’on a aucun arguments pour débattre on utilise la stigmatisation.

    “Mais nous procédons à une sélection minutieuse : il nous est arrivé de demander à une association la démission d’un de ses membres, que nous connaissions comme extrémiste, pour pouvoir intégrer notre fédération d’association”

    Quel comportement stalinien ! et ce sont eux les “extrémistes” ? Eux n’ont jamais fermé leur porte à qui que ce soit…

    Au lieu d’unir le mouvement flamand, vous le divisez pour le plus grand bonheur des jacobins.

    Mais entre action et folklore, la jeunesse flamande a choisi son camp…

    A bon entendeur

  5. Manneken a raison, il ne faut pas dire qu’il est fasciste et extrémiste : les termes xénophobe et stupide lui correspondent beaucoup mieux, à lui et son mouvement qui s’approprient une langue, une culture et la remodèlent pour coller à leur idéologie à deux balles (par exemple la bataille des Eperons d’Or). Un mouvement qui croit lutter contre la mondialisation (!) en se repliant sur une identité que pourtant plus personne ne menace ou ne conteste.

    Ah lala, les pauvres Flamands, ils croient que personne ne les aime, alors il n’aiment personne. Ben oui, les Flamands détestent la France et les étrangers (non-aryens, les blonds, en général, ça va) de manière totalement pathologique. Ca m’ennuie de le dire, j’ai des racines belges flamandes, pourtant c’est évident, il suffit de s’y rendre et de voir l’accueil qui nous y est réservé.

    Bon, dans l’ensemble les Flamands sont xénophobes, mais les Français aussi… Nous avons tous une même origine, et aujourd’hui encore une même identité : la connerie. En ça, Manneken me rassure, et qu’il se rassure aussi lui-même, il a plein d’amis, même des amis qui détestent les Flamands.

  6. @ Manneken: Vous êtes surtout le mouvement derrière lequel on doit réparer les pots cassés.

    @ Fruijskeendekruut : Pourquoi devriez-vous être accueillit en Flandre Belge à bras ouverts ? Surtout si vous ne faites même pas l’effort de parler la langue.

  7. @Fruijskeendekruut : quand on n’a plus d’argument, on tombe dans l’ironie et les poncifs… on croirait des journalistes devant Zemmour ! Ah, le politiquement correct…

    @Den Draed : quels pots cassés ? Avez-vous déjà rencontré les personne dont vous parlez ? Il ne faut pas toujours croire ce qui est écrit dans les journaux vous savez… Allez à la Vlaams Huis et juger sur pièce !
    Et puis vouloir défendre une identité sans parler de l’immigration est une véritable connerie…

    Loin des discours sur internet, il y a une réalité : les habitants de notre région ne sont ni racistes ni fascistes mais en ont plus que marre d’être la cible d’une racaille de plus en plus nombreuses et agressives. Voyez ce qui s’est passé à chaque match de l’équipe de l’Algérie : des zones de notre région était quasiment en guerre civile !

    Restez dans votre idéologie, la réalité nous rattrape tous à grands pas…

  8. Assez de baratin et de fantasmes sur les “extrémistes et fascistes “Flamands ! Rien n’est plus opposé au “fascisme” que le FEDERALISME dont se réclament les Flamands de France depuis des décennies ! Quant aux obsédés qui écrivent 800 pages sur Gantois, on aurait aimé qu’ils consacrent cette énergie à mobiliser les Flamands sur des choses plus concrètes. Foutons ces vieux rétroviseurs sur le passé à la poubelle ! Les militants régionalistes Flamands ne sont pas plus “nauséabonds” (phraséologie extrémiste française bien connue) que les nationalistes Irlandais, Bretons, Palestiniens, Kurdes, Corses, etc… la liste est malheureusement très longue des peuples opprimés !
    Idem sur les enfantillages autour de la couleur des griffes, de la langue et du sexe de notre Lion des Flandres. Sur les vieux documents, on le trouve généralement avec des attributs rouges, mais aussi parfois noirs. Et aujourd’hui, il coûte 4 fois moins cher à une association d’imprimer un drapeau ou un auto collant bicolore (noir et jaune) que tricolore (noir jaune et rouge).
    Par ailleurs, l’expression flamande n’a rien à voir non plus avec les pitoyables pitreries de quelques pieds nickelés dunkerquois devant des caméras complaisantes.

  9. De plus la division que vous créez arrange bien ceux que vous pensez combattre, à savoir les jacobins mondialistes. A méditer messieurs

  10. Bonjour, je tenais à signaler que l’on ne dit pas la Flandre mais les Flandres car il existe historiquement la Flandre Wallonne et la Flandre de langue germanique. Lille est la capitale des Flandres et pourtant on y parle le français. Moi, je suis né à Roubaix (du germanique Rosbai : le marécage) et donc je suis flamand. En quoi je serai moins légitime qu’un habitant de Bailleul par exemple. D’ailleurs une partie de ma famille vient de Saint Jans Cappel. Mais je suis aussi chti puisque habitant du NPDC. D’ailleurs on s’en fout comme le dit Arno on est européen et c’est cela qui compte.

  11. Quelques chiffres.

    Taux de chômage dans le Nord/Pas-de-Calais: 12,7 %. Ile-de-France: 7,8 % ,Flandre belge: 7,9 %. Pays-Bas: 5,6 %
    .
    Solution simple et convenable: tous les ch’tis suivent un simple cours de néerlandais, les contrées entre la Canche et Anvers (grosso modo l’ancien comté de Flandre) se rattachent aux Pays-Bas.

    Bruxelles sera vendu á l’Union européenne; pour sortir de/entrer dans la ville un système de payage s’applique.

    Tout le monde il est beau, tout le monde il est heureux.

  12. Le drapeau jaune au lion noir avec des griffes et la langue rouge, c’est drapeau coutumier du Nord et du Nord-Pas de Calais, les “Flandres françaises”. Les gendarmes du Nord-Pas de Calais portent ce lion flamand sur leur uniforme. Ce n’est pas un symbole indépendantiste, mais d’estime régionale. Un drapeau n’est pas un signe de souveraineté, et toute collectivité territoriale et tout territoire traditionnel peut avoir un drapeau : les villes ont des drapeaux (Paris, Marseille), certains départements ont des drapeaux, des provinces traditionnelles ont des drapeaux (Bretagne, Normandie). Et Lille est en Flandre française ! La Gare de Lille s’appelle “Lille Flandres” !! Certes, Lille a toujours été romane, de langue d’oïl, mais c’est bien une ville flamande, comme Douai (qui abritait sous Louis XIV le parlement de Flandre, ex province française). Mais c’est comme la Lorraine ou la Bretagne, le Nord a toujours été une contrée à double influence linguistique (romane et germanique). Et les Comtes de Flandre et la bourgeoisie flamande a toujours parlé français. C’est juste que le lion flamand est un symbole partagé avec les Flamands belges ; mais la Provence et la Catalogne ont le même drapeau (bandes rouges et jaunes), la Savoie et le Piémont aussi (croix blanche sur fond rouge), l’Angleterre et la Normandie ont presque le même emblème (2 ou 3 lions jaunes sur fond rouge pour la Normandie, 3 pour l’Angleterre), et le blason lorrain apparait aussi dans le drapeau de la Sarre allemande… c’est ça l’Europe.

  13. Moi je me sens flamand mais j’aurais du mal à brandir le lion noir sur fond jaune, parce que je me sens trop différent de nos voisins belgo-flamand. On est quelque chose de plus compliqué, un savoureux mélange d’Europe germanique et d’Europe latine à la base, saupoudré de diverses diasporas. Je préfère me définir comme étant un franco-nordique, un français riverain de la Mer du Nord. Il y a une dualité, la preuve en est que nous avons deux langues régionales: le picard du nord et le flamand occidental. Il faudrait que le drapeau de nos Flandres françaises puissent montrer notre vraie singularité. Les bretons ont adopté un drapeau de ralliement assez tardivement, je crois. Je vois bien comme drapeau de ralliement : un lion noir à griffes rouges sur fond jaune mais encadré d’un cadre bleu, la 1ère couleur de notre République. Flamand ouai mais aussi de culture française et je tiens à le faire savoir.

  14. je suis en plein accord avec Christian Ghillebaert: la nostalgie des grandes époques de la grande Flandre constitue la seule base de la pensée et de l’action de Gantois. Fort imprudemment il n’a vu dans l’occupant allemand que la germanité et non le nazisme. Aujourd’hui, nous payons les pots cassés de l’imprudence d’un abbé pas assez cultivé pour se rendre compte de tous les aspects de le germanité nazifiée des années 30-45 Le scientifique a aussi le droit d’être romantico-nostalgique mais il sait éviter de tomber dans les excès de trublions exploitant négativement les sentiments populaires/ Gantois était fantasmagorique à l’extrême mais dénué de tout sens scientifique: on peut être flamand et flamingant(parlant flamand même en France) sans approuver ce faux érudit des années 30.

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