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Le bio en Nord – Pas-de-Calais (5) : prix, labels, santé, quelques questions pour conclure

Dossier Par | 25 septembre 2009

Entre rumeurs et informations vérifiées, beaucoup d’idées reçues traînent sur le bio et les produits verts. Il faut dire que parfois tout n’est pas très clair. Pour conclure notre dossier, quelques affirmations et quelques tentatives de réponses.

[singlepic id=513 w=320 h=240 float=left]Le bio, c’est beaucoup plus cher

Le prix du bio. L’argument imparable des antis. 30% en moyenne pour un panier moyen selon les professionnels interrogés. Nous avons cependant souhaité vérifier leurs dires sur quelques produits de base. Et sur une dizaine d’entre eux, là où le panier moyen (*) de produits en grande surface s’élève à 18,18 euros avec des marques distributeurs et 26,45 euros en achetant des marques reconnues, un panier bio dans une moyenne surface consacrée coûtera 34, 16 euros. Avec toutes les limites que ce bref comparatif présente : les produits ne sont pas équivalents au niveau nutritionnel, goût, etc. De plus, les frais de fonctionnement (par rapport au volume) d’une grande surface ne sont pas les mêmes avec une surface consacrée au bio. A titre indicatif, un panier bio (marque distributeur) dans une grande surface selon notre comparatif coûterait 23,15 euros soit moins cher que les grandes marques.

(*) Panier : œufs, eau, gel douche, pommes de terre, pommes, bière, café, pâtes, beurre, yoghourts.

Le bio, il suffit que ça soit marqué dessus

Le problème évoqué par David, fondateur de Tout Allant Vert. Difficile parfois de s’y retrouver dans la jungle des produits bio. Pour la nourriture, ça va encore à peu près (le célèbre AB, Demeter, Nature et Progrès), bien que l’arrivée du label européen a perturbé les agriculteurs bio français estimant qu’ils sont bien au dessus des réglementations prônées par l’Europe…  Après, pour les autres produits de la maison, il faut s’y connaître et s’y reconnaître. On va vous épargner tous les détails et le recopiage, un site reprend ces différents labels en les expliquant (Le guide des Labels sur Etikeco.com). Après, les produits qui annoncent “bio” sans aucun label, c’est à vos risques et périls…

Le bio, c’est meilleur pour la santé

C’était au mois d’août, du coup c’est un peu passé inaperçu auprès du grand public comme tout le monde bronzait sur les plages. Une étude publiée par un journal américain et réalisée par un cabinet londonien affirme que les qualités nutritionnelles des produits issus de l’agriculture biologique n’ont rien de significativement supérieur à celles des légumes et fruits conventionnels. En revanche, du côté des acteurs bio, ça a tonné, en témoigne le nombre de réactions sur ce sujet (voir cet article de Libération sur le sujet). D’autant plus que l’étude occultait complètement le côté production avec pesticides et pollution…  En 2003, une étude de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) mettait cependant en avant quelques avantages du bio au niveau nutritionnel et sanitaire… Bref, tout dépend de la base de travail de l étude, mais comme le rappellent aisément les membres de la filière bio dans les articles de notre série, en plus de la santé alimentaire, consommer ces produits revient à une démarche environnementale et sociétale.

Le bio, c’est une affaire de bobos

Le bio, ça vous tenterait bien mais vous avez peur de tomber au milieu d’un groupe de bobos, branchouilles, etc ? Si le bio évolue et les magasins se rendent compte de l’arrivée d’une nouvelle clientèle depuis plusieurs années, le prix reste parfois un frein, notamment dans notre région où, selon une étude de l’Agence Bio, nous avons moins de consommateurs qu’ailleurs. Consommateurs qui sont d’ailleurs une majorité de femmes et de cadres.  Néanmoins, cette même étude de l’Agence Bio (octobre 2008) note chaque année une augmentation de la consommation bio : 44% des Français ont au moins consommé un produit bio par mois en 2008. Ainsi qu’un renouveau des acheteurs : 21% des consommateurs de bio le sont depuis moins de 2 ans.

Le bio, c’est tout nouveau

Et non, ça date même de quelques années. On commence à en parler dans les années 1920 avec de nouveaux courants de pensées reposant sur l’éthique, l’écologie et un mode de production alternatif, explique l’Agence Bio sur son site. Un mode d’agriculture qui s’est développé dans les années 70 avant qu’en 1981, les pouvoirs publics français reconnaissent officiellement l’agriculture biologique.

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