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Un an de crise, ça se fête !

DailyUne | Rebrousse-poil Par | 15 septembre 2009

Un anniversaire dont on se serait fort bien passé, diront certains. Pas de quoi en faire un gâteau. Et de rappeler le flot de mauvaises nouvelles que la crise a entraîné dans son sillage : licenciements, chômage partiel, faillites, etc. D’autant plus que notre région n’a pas été la moins touchée (3 Suisses, Arcelor, constructeurs automobiles, d’innombrables PME, etc.). Oui, mais chez DailyNord, on positive. Même qu’on a réussi à lui dégoter quelques bons côtés à cette fichue crise. Alors, bon anniversaire du fond du cœur.

1 Moins chère la vie

A commencer par l’immobilier. Fini l’appartement 2 pièces à 190 000 euros coincé entre le périphérique et la ligne de TGV (on exagère à peine). La crise, c’est bon pour les acheteurs, tous ceux qui ne pouvaient pas se résoudre à mettre des fortunes dans des biens surévalués. Sans surprise, les prix baissent depuis plusieurs mois (en août, sur un an, les prix des appartements affichaient un recul de 7,2%, et ceux des maisons une baisse de 8,9%). Comme les taux d’intérêts ont baissé aussi (environ 4,o5 % sur de l’ancien sur quinze ans), c’est le moment des bonnes affaires pour les primo-accédants (bah oui, parce les autres doivent bien vendre avant d’acheter). Et y’a pas que l’immobilier. Des autos moins chères, davantage de soldes dans les boutiques, des restaurants et leurs menus anti-crise (à ce sujet, notre précédent article)…

2 Un regain d’activité et d’influence pour les syndicats

Les syndicats, c’est historique dans le Nord – Pas-de-Calais. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces dernières années n’ont pas été tendres avec les représentants de la CGT, FO, CFDT et consorts. Les Français et Nordistes ne sont plus syndiqués. Cette crise a permis de commencer à ressouder les liens entre travailleurs et syndicats. Et qui sait de faire évoluer le syndicalisme vers d’autres postures, d’autres modes de réflexion (comme les responsables régionaux l’expliquaient dans DailyNord).

3 On revoit notre comportement

Voitures, essence, électricité à gogo, 200 litres pour prendre une douche, la crise a permis de remettre en perspective quelques comportements. A quoi bon prendre sa voiture pour aller de la Grand-Place de Lille au Boulevard de la Liberté ? Laisser les appareils allumés toute la nuit ? Des attitudes qui ont peut être commencé à se résorber, ne nous leurrons pas, pas forcément pas désir écologique, mais plutôt par nécessité économique. Dans le même ordre d’idée que l’écologie, plutôt que de jeter à tout va, on réfléchit désormais avant de balancer l’objet un peu usé à la poubelle : les réparateurs d’électroménager ou de cycles et cordonniers par exemple ont un surcroît de travail (La Voix du Nord en avait parlé).

4 Ça nous a permis de meubler les journaux et les conversations

La crise pour les journalistes, ça a été (et c’est toujours) du pain béni. On pouvait la conjuguer à toutes les sauces : licenciements par-ci, parachute doré par là, patron séquestré de ce côté, salariés saccageant un bâtiment de l’Etat là-bas, pas un jour ne s’est passé cette année sans que l’on ne parle de la crise. Au point de frôler parfois l’overdose. Et forcément, la crise, on l’a retrouvée aussi dans toutes les conversations au bureau, au café, au restaurant, avec des gens que l’on n’aime pas… Et tout le monde avait toujours un avis (pertinent) dessus.

5 Avec la crise, on a appris plein de choses

Faut bien le reconnaître, la crise depuis un an, c’est un vrai vivier de connaissances. Car en matière de finance mondiale, jusque là on ne pigeait pas grand chose. Merci la crise, désormais, on en sait davantage. On a par exemple découvert les traders, naguère profession discrète, ou des grands noms de la grande finance (Madoff au hasard). Et finalement, on s’est aperçu que les grands de la finance n’en savaient pas beaucoup plus que nous. Enfin, on a aussi considérablement enrichi notre vocabulaire (maintenant on sait ce que sont les hedge funds, les subprimes, etc.) et on a même appris à parler vachement bien : on ne dit plus “il a été viré” ou “il a été licencié” mais “il a été victime d’une restructuration” (la crise enrichit notre vocabulaire, à lire dans DailyNord).

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