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DailyUne | Petite histoire Par | 22H40 | 18 mai 2009

Courses hippiques : immersion en images au Croisé-Laroche

Le Croisé-Laroche. L’unique hippodrome du département du Nord en activité. L’un des dix meilleurs de province d’ailleurs. Chaque année, trente-deux réunions de courses y sont organisées (dont l’épreuve phare, le Grand National du Trot, ce mercredi 20 mai).  Comme on ne savait pas à quoi ressemblait exactement une course en dehors des retransmissions télévisées, on a décidé de pousser la porte.  Immersion de quelques heures en cinq diaporamas photos.

Un hippodrome ancré dans la ville

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L’hippodrome de Marcq-en-Baroeul date de 1931.  Une époque encore dorée puisqu’on trouvait des hippodromes un peu partout dans la région. Rien que dans la métropole lilloise, Lambersart et Roubaix possédaient le leur. Pourtant, au fil des années et du durcissement des contraintes législatives et administratives, ils ont disparu. Au point que, pour le département du Nord, le Croisé-Laroche (rebaptisé Serge-Charles en hommage à un premier édile de la commune) est le dernier survivant (il en existe d’autres dans le Pas-de-Calais, mais de moindre importance). Un survivant en forme car la Société des courses organise environ trente-deux réunions chaque année, ce qui classe le Marcquois parmi les dix hippodromes de province les plus actifs. Un ensemble ouvert sur la ville de Marcq-en-Baroeul. Hors des périodes de courses, l’hippodrome est entièrement accessible aux promeneurs ou joggeurs. D’ailleurs, au milieu, on trouve un golf et des terrains de sports.

L’heure de bichonner les chevaux

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Lors d’une réunion classique de courses du lundi à 18h30, l’hippodrome s’anime vers 16h avec l’arrivée des premiers chevaux, du secteur bien sûr, mais beaucoup de Belgique et de la région parisienne.  Ce lundi de début mai, 99 boxes sur 107 sont occupés. Ici, on bichonne les animaux, on discute du temps, de la course et du cheval bien sûr. Pendant que quelques curieux déambulent fiches à la main afin de vérifier de visu la santé du poulain sur lequel ils vont parier. Une santé surveillée, d’ailleurs : à chaque réunion, les propriétaires  sont tenus de présenter un carnet de vaccinations à jour.

Faites vos jeux

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Le hall est immense (il peut accueillir 1 500 personnes). Et donne directement sur la tribune. C’est ici que les parieurs font leurs derniers calculs avant de donner leurs billets aux employés de la Société des courses. Le profil  ?  Des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes, des costards-cravates et des joggings. Une véritable mixité, confirmée par Gérard Louf, directeur de la Société des courses. “Ici, pendant une course, il n’y a pas de classe sociale.” Mais de l’argent qui circule. Même si ça reste modeste, quand il s’agit de courses régionales (quelques dizaines de milliers d’euros tout au plus lors d’une réunion). Pour des mises de 2 à 40 euros. Et un gain qui excède rarement un repas au restaurant. “On est là d’abord pour s’amuser”, ajoute Gérard Louf. Monnayant un droit d’entrée de 5 euros si l’on est un homme, 3 euros si l’on est du sexe féminin : “Ne me demandez pas pourquoi ! Je n’en ai aucune idée !

Derniers préparatifs

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Pendant que les parieurs étudient les fiches du jour et misent leur argent sur le bon canasson, les premiers chevaux se dirigent vers la piste. “Une longue piste pour le trot (1665 m), mais un peu juste pour le galop (1500 m)”, explique Gérard Louf. Et une piste qui est surtout bichonnée jusqu’au dernier moment. Pendant l’échauffement, à côté des drivers, jockeys et chevaux,  des tracteurs tassent le sol de la piste ou l’arrosent. Histoire que tout soit fin prêt au moment du départ. Du côté des tribunes, ça commence à se remplir. Et les groupes d’habitués comparent leurs paris au milieu des derniers drivers qui passent au vestiaire pour enfiler leur tenue.

En ordre de trot

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18h30. La première course va bientôt commencer. Il y en a en moyenne entre sept et neuf à chaque réunion. Les chevaux se mettent en place de l’autre côté de l’hippodrome. A peine visibles à l’oeil nu. Les habitués ont donc la paire de jumelles qui va avec. Le départ de la course va être donné. “Faux départ“. On recommence. Un speaker commente en direct. Les chevaux passent une première fois. Les voilà repartis de l’autre côté. Ils reviennent pour la dernière ligne droite. Le speaker s’emballe, les spectateurs se tendent. Les cris d’encouragements s’élèvent. C’est déjà terminé (une course de trot dure en moyenne 3 à 4 minutes) ! Les chevaux regagnent peu à peu la sortie de la piste pendant que les suivants vont se mettre en place pour partir une vingtaine de minutes plus tard. Le vainqueur, lui, ne rejoint pas tout de suite son box. Félicitations et interview d’après course font partie des usages.

Ce mercredi 20 mai, Grand Prix National du Trot, l’une des plus belles courses de la saison. Les réunions classiques ont elles lieu en général chaque lundi. Calendrier et informations disponibles sur www.croise-laroche.fr

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