Archives Séquence ciné de novembre 2007 à septembre 2008

MARTYRS (de Pascal Laugier)

Par Marc Prévost :: 18/09/2008 à 12:35

Les saint(e)s sont toujours de grand(e)s écorché(e)s vifs/ves. Essayez donc de vous mettre dans la peau du personnage.

MANIPULATION

Par Marc Prévost :: 11/09/2008 à 17:44

Deuxième bonne nouvelle de l’été. Un très bon polar de série B (signé Marcel Langenegger). Bien joué, pas surjoué, bien foutu, pas chiant. Du psy, du suspense, du sang, du stupre. On s’y croirait. L’autre recette pour réussir un bon film.

BRAQUAGE A L’ANGLAISE

Par Marc Prévost :: 05/09/2008 à 17:13

La bonne nouvelle de l’été. Un film musclé, tonique, actif, rythmé, drôle,…tout ce qu’il faut. “Sex, action, violence, love,…” disait Samuel Fuller quand on lui demandait de définir un bon film. C’est le cas avec ce “Braquage à l’anglaise” qui m’a rappelé “Les Frères Krays” sur la pègre anglaise des années soixante.

PERDUE

Par Marc Prévost :: 30/05/2008 à 18:53

La saga s’essouffle. Le quatrième épisode des Aventuriers de l’Arche perdue m’a bien déçu. Ca fonctionne les dix premières minutes. Le décor est assez bien planté. Guerre froide, les extra-terrestres de Roswell, le KGB, un peu de surnaturel, un peu d’exotisme,…mais la sauce ne prend pas. On sombre vite dans le festival pyrotechnique et la BD en cinéma. Un bon moment mais sans magie, sans émotion. Comme un clip avec Harrison Ford. Je me suis assoupi et j’ai suivi le film à l’oreille.

SUPER RIDICULE

Par Marc Prévost :: 14/05/2008 à 19:18

Je ne vous avais pas prévenus. Mais je suis sûr que vous avez regardé le très, très bon film de Patrice Leconte hier sur France 3, une peinture de moeurs à la cour du Roi louis XVI. Avec les mémoires du duc de Saint Simon sur votre table de chevet. Le livre de Patrick Rambaud sur le règne de Nicolas le Premier. Et un oeil en coin sur mon bouquin à moi (en toute modestie).

TROUILLE ENREGISTREE

Par Marc Prévost :: 23/04/2008 à 17:00

Vu [❍Rec], film d’horreur espagnol (Paco Plaza et Jaume Balaguero). Une excellente synthèse entre Blair Witch (the project) et 28 semaines plus tard. Un scénar’ à l’anglaise avec un méchant virus qui rend très méchant. Une caméra à l’épaule qui donne encore plus de vérité et de réalisme. Et la fin dans une ambiance de satanisme et de Bon Dieu qui perd les pédales. Le ciné s’imite, se pille et se bonifie. Et Manuela Velasco est mimi comme tout. Je crois qu’elle meurt à la fin.

DOOMSDAY

Par Marc Prévost :: 02/04/2008 à 17:40

Récré ciné. Allez voir Doomsday. Le dernier film d’horreur made in Great Britain. Un scénar inspiré de 28 jours/28 semaines plus tard (le premier de l’excellent Danny Boyle) avec un méchant virus (comme dans Alerte avec Dustin Hoffmann), des gueules à la Mad Max (Mel Gibson jeune), des combats tirés de Ghosts of Mars (du truculent John Carpenter), moult emprunts à Pulp Fiction et Tarantino (le SM), le tout agrémenté de maquillages à la Invasion des Morts-Vivants ( du légendaire George Romero, les deux versions), et d’une ambiance à la Excalibur, bref tout pour réussir un film de série C ou D, avec une scène de cannibalisme, mmmmh… On peut trouver ça nullissime. En fait c’est pas terrible. Même si Neil Marshall est un pro prometteur (Dog Soldiers : des soldats lycanthropes, The Descent, assez trouillant quand même…). Mais ça change. En prime un Malcom Mc Dowell qu’on avait pas vu depuis…j’sais pus…Un Bob Hoskins que l’on ne voit pas assez. Et puis sur la bande-son on entend Siouxsee and the Banshees, Adam and the Ants, Club Foot (pas celui auquel vous pensez) ou Fine Young Cannibals, …Et Ronni Mithra a un beau cul.

LE SANCTUAIRE DU GONDWANA

Par Marc Prévost :: 29/03/2008 à 17:20

Blake et Mortimer ! Malheureusement, ils ne sont plus ce qu’ils ont été. Scénario qui ressemble à une brochure de Nouvelles Frontières. L’erotomanie de Mortimer me fait marrer. Trait potable mais qui n’égale pas celui d’Edgar P.Jacobs. La magie s’est envolée, OK mais où ? Un peu moins moyen que les précédents (La machination Voronov à part), c’est déjà ça, parce que les deux volumes des “Sarcophages” (avec un “c”) n’auraient jamais dû en sortir. Un de mes souvenirs d’enfant, c’est la lecture du Piège diabolique dans le Journal de Tintin que j’avais piqué à mes frangins, assis en culottes courtes dans l’escalier. Et puis Le secret de l’Espadon sorti en album, en pleine guerre froide, quinze ans après la seconde. Et le mystère de LGP (La Grande Pyramide, pas Lille Grand Palais) sorte d’Arche perdue avant l’heure : “Par Horus, Demeure ! ” Brrr… Toujours années cinquante. Les nanas arriveront plus tard. Et le meilleur des meilleurs : La Marque Jaune. Qui mériterait une production à l’américaine ou pas à l’américaine, d’ailleurs. Ah, puis non. Au cinoche, ça gâche tout. Les prochains s’appelleront La malédiction des Trente deniers. Une histoire de Judas. Encore.

LE DERNIER DES CAÏMANS

Par Marc Prévost :: 11/12/2007 à 10:36

Revu “Le dernier des Mohicans” de Michael Mann (Heat, Collatéral, Ali,…) hier sur TMC. Tout y est. Le souffle de James Fenimore Cooper, une réalisation nerveuse et sans temps mort (ces sons d’os broyés et de crânes fracassés!), un petit message écolo à la Henry Thoreau, une distribution sans faille (Patrice Chéreau en Montcalm !) avec Daniel Day-Lewis en gentil et Wes Studi en méchant, le tout servi par une musique de rêve et une photographie de génie, les deux vraies stars du film. Ah, ces nappes d’orgue qui vous mettent en lévitation, ces immenses paysages sauvages du Canada encore français ou de la Nouvelle Angleterre encore anglaise. Comme des tableaux peints. Mon écran plat exhalait l’odeur de la forêt humide. C’était cela l’Amérique…Avant… Je tiens ce film pour un des meilleurs films d’aventures. Tiens, j’aurais pu intituler mon bouquin comme ça en parlant de Pierre Mauroy. Ou alors “Le dernier des caïmans”.

LA HORDE SAUVAGE

Par Marc Prévost :: 28/11/2007 à 16:08

Revu La Horde sauvage sur Direct 8, le western de Sam Peckinpah. C’est toujours un choc. Dire qu’il a révolutionné le genre n’est rien. Drôle de trip, quand même. Même les enfants semblent atteints par cette violence endémique, fondatrice, qui frappe l’univers de Peckinpah : le film s’ouvre sur une bande d’enfants qui s’amusent d’un scorpion livré à une colonie de fourmis rouges. A la fin, ils brûlent eux-mêmes leur jeu et en rient. Faut-il y voir le péché originel ? En tout cas, voilà un magistral résumé du scénario où les multiples protagonistes, tous mûs par l’appât du gain ou de la vengeance, ou tout simplement égarés dans un monde qui ne les tolère déjà plus, apparaissent interchangeables : chasseurs de primes abrutis, soldats américains, dévots égoïstes, putes, bandits sans foi ni loi, soudards mexicains sadiques, conseillers militaires prussiens,…on retrouve la mosaïque de Major Dundee, son précédent western (avec Charlton Heston), ces destinées aléatoires qui n’auraient jamais dû se télescoper. Peckinpah fait-il le procès du melting-pot américain ? Les Etats-Unis…la plus développée des sociétés primitives. Un demi-siècle plus tard, ses personnages seraient devenus cosmonautes ou milliardaires. Chez lui, les héros ne sont pas bons. Aucune rédemption à l’horizon. Le même constat domine: naturellement mauvais et irrécupérables, les personnages avancent vers leur destin minable et tragique à la fois, sous le vent du désert et un implacable soleil, comme si la nature avait le dernier mot. L’Amérique est ainsi née. Et le Far-West est son Moyen-Age. Scorpion ou fourmi rouge, les personnages errent au gré des événements tels des animaux perdus dans leur propre jungle. Il n’y a pas de destin pour ces gens-là, rien qu’une mort brutale dont personne ne se soucie. Des fils ratés de Houellebecq et Marylin Monroe. Ils n’avaient aucune raison de vivre, le hasard leur a donné une raison de mourir. D’ailleurs, les enfants tuent et torturent chez Peckinpah, suprême outrage aux bonnes moeurs. Pike Bishop (William Holden) vient-il de se soulager avec une fille qu’il entrevoit, l’espace d’un bref instant, une alternative à sa descente aux enfers : les pleurs d’un nourrisson. La scène finale du massacre est certes une catharsis pour le spectateur mais elle évoque un châtiment biblique, quand des villes disparaissent sous la colère divine. On songe à Orages d’acier, l’oeuvre d’Ernst Jünger pour qui la guerre – en l’occurrence la Grande- était un rite initiatique. Mais, aux confins du Rio Grande, la vieille Europe semble bien loin. Thornton, le chef des chasseurs de primes, seul survivant, semble émerger d’un mauvais rêve.

LES SENTIERS DE LA GLOIRE

Par Marc Prévost :: 09/11/2007 à 18:12

Revu hier soir sur Arte “Les sentiers de la gloire” de Stanley Kubrick, peut-être son meilleur opus. Je ne crains pas d’affirmer que ce film sur les mutins français de 14/18 contient une des plus belles scènes de l’histoire du septième art. C’est à la fin. Une cantinière allemande est prisonnière des troupes françaises. Forcée de chanter devant eux dans un bouge avant le retour au front. Ils viennent d’assister à l’exécution de leurs camarades fusillés pour l’exemple. Ils ont besoin de se distraire. On n’ose imaginer ce qu’ils ont dans la tête, avinés et abrutis, vociférant et braillant devant une proie livrée à eux par les hasards d’un conflit dont ils ne comprennent plus rien. La guerre, c’est la boite de Pandore des âmes. Et pourtant, la lente et douce mélopée récitée dans une langue qu’ils ignorent va les transfigurer. Une de ces chansons allemandes -mais est-ce important qu’elle soit allemande ? – simple et belle que les mères de Bavière ou de Prusse apprennent à leurs enfants et que l’on chante pendant les veillées de famille. En une minute de grâce, la voix fera taire les soudards qui, bientôt, reprennent la chanson en choeur et en versent quelques larmes rédemptrices. Dans les campagnes françaises, dans les chaumières où l’on se blottit, des Pyrénées aux Flandres, de la Provence à la Bretagne, la scène est la même et le rite immuable. Ils venaient de s’en souvenir. En faisant leur cet hymne qui n’a rien de national, ils ont congédié le démon qui les asservissait. Pour quelques instants. Kirk Douglas, admirable colonel Dax, le chef de cette chair à canon reçoit l’ordre de les renvoyer dans la fournaise. ” Donnez-leur encore quelques minutes” répond-t-il au sergent venu les chercher. Idée : et si, à chaque 11 novembre, on projetait sur écran géant ce film en plus des cérémonies commémoratives ? Puisque les mutins de 17 ne font plus débat !

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