Sortie immédiate en cas de mauvais trip
L’affaire est actuellement jugée outre Quiévrain. En octobre 2006, Antoine Tomczack, un jeune Français de 18 ans, avait succombé à une overdose sur le parking de la Bush, une discothèque à deux pas de Tournai (Belgique).
Sur le banc aujourd’hui, plusieurs employés de l’établissement –dont un pompier- accusés de trafic de drogue et de non assistance à personne en danger : le jeune homme avait été flanqué à la porte… sans connaissance ! (lire le compte-rendu de la dernière audience de Nord Eclair Belgique)
Quoique révoltante, cette affaire n’a malheureusement rien d’exceptionnel. Juste un exemple, avec un fait divers étrangement similaire. Un autre anniversaire, en 2004, celui de David un jeune homme de la région lensoise célébrant ses 20 ans dans une autre boite belge. Là aussi, il est question d’ecstasy et là aussi, lorsque le jeune homme commence à défaillir, aucun secours ne vient du personnel. Prié de gagner la sortie, son ami l’avait remis dans la voiture, avait re-franchi la frontière à la recherche de secours, s’était un peu perdu avant de tomber sur une patrouille de police. Trop tard. Le jeune homme était décédé quelques instants plus tard.
La comparaison s’arrête là. A l’époque, la discothèque en question n’était pas soupçonnée de trafic de drogue et seule la non assistance à personne en danger était évoquée. Une information judiciaire avait été ouverte en France, on avait procédé à quelques interrogatoires, et puis cette affaire transfrontalière (donc forcément délicate) en était restée là.
L’actuel procès de Tournai semble ainsi illustrer une pratique moins isolée qu’il n’y paraît dans certaines boites: en cas de mauvais trip, on fait le ménage et on flanque à la porte pour ne pas nuire à la réputation de l’établissement.




